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«On a été capables de retenir nos joueurs»

20 septembre 2018 | Edition N°2335

Le HC Yverdon reprendra le championnat à domicile, samedi. Cette saison, la lutte promet d’être âpre, entre les quatorze équipes du nouveau groupe occidental. La formation dirigée par Jiri Rambousek, qui compte sur un effectif stable, tentera d’à nouveau décrocher son ticket pour les playoffs.

Avec 110 buts encaissés en 27 rencontres de saison régulière, l’hiver passé pour son retour en 1re ligue (8e), le HC Yverdon a voulu consolider sa défense. Au sortir de l’été, la troupe de Jiri Rambousek semble avoir les atouts pour encaisser moins et, par la même occasion, d’à nouveau réussir à se qualifier pour les playoffs. Mais attention, avec le passage de trois à deux groupes de 1re ligue en Suisse, et l’arrivée de quatre formations bernoises avec les Romands, ce sont quatorze équipes qui lutteront pour faire partie du top 8 cette saison. Le point avec l’entraîneur, qui entame sa 6e année sur le banc du HCY.

Jiri Rambousek, on peut dire que le HCY a misé sur la stabilité durant le mercato.

On a voulu garder un maximum de joueurs, car le but est de travailler sur le long terme avec le même groupe. Certains sont là depuis plusieurs années et méritent de rester, même si, sur le marché, on pourrait en trouver d’autres éventuellement un peu meilleurs. A vrai dire, la principale nouvelle de la campagne de transferts est qu’on a été capables de retenir nos joueurs –  en plus de rapatrier les licences B de Kilian Reidick et Jérémy Curty –, et notamment ceux qui sont appelés par toutes les équipes de Suisse romande, de Delémont à Sierre. S’ils ont voulu rester, alors même qu’ils ne sont pas forcément de la région et qu’ils auraient pu évoluer plus haut, c’est qu’il se passe quelque chose de bien ici, à Yverdon.

Comment jugez-vous la campagne de transferts?

La priorité était de renforcer l’aspect défensif, ce qui a été fait avec Reidick, Baruchet et le retour de Pizzirusso. Les matches amicaux nous ont permis de voir que les nouveaux venus vont nous apporter quelque chose. D’ailleurs, on vient également d’enrôler Sven Cordey (ndlr: ex-Neuchâtel, en provenance de Morges où il s’était préalablement engagé). Un défenseur défensif qu’on voulait depuis un moment et dont le profil nous sera très utile, compte tenu des velléités offensives de plusieurs de nos défenseurs. Par ailleurs, Rayan Koch nous a  quittés pour Uni Neuchâtel. Enfin, en attaque, on pourra compter sur la licence B de Kevin Fleuty, qui devrait disputer la moitié des matches au programme avec nous.

Quelles seront les lignes directrices sur la glace, cet hiver?

L’équipe a un très bon potentiel offensif. Il faut à présent que mes hommes comprennent que tout commence dès le moment où le puck est perdu, afin de vite le récupérer et, ainsi, pouvoir attaquer. Globalement, j’aimerais que l’on joue bien avec le palet, que l’on ne s’en débarrasse pas trop vite. J’espère aussi pouvoir, comme la saison dernière, compter sur les situations spéciales, avec un bon box-play et un power-play efficace. En ce qui concerne le jeu de puissance, on a pu constater en préparation que ce n’était pas encore ça.

Quel rôle le HCY peut-il jouer dans cette nouvelle 1re ligue?

C’est une bonne question. Après six matches de préparation, durant lesquels on n’a jamais été au complet pour des raisons professionnelles et de santé des joueurs (ndlr: le HCY reste sur trois défaites, la dernière 4-2 mardi contre Franches-Montagnes), c’est impossible à dire. Les objectifs sont néanmoins fixés: on aimerait se placer assez rapidement parmi les huit meilleurs, avec possibilité d’attaquer le top 6. Mais il y a beaucoup d’inconnues et il faudra attendre le début de championnat pour savoir où on se situe.

Justement, à quel niveau de jeu vous attendez-vous?

A quelque chose de similaire à la saison dernière. J’espère, en tout cas, que ce sera aussi intéressant et disputé.

Que savez-vous des équipes bernoises?

Pas grand-chose, si ce n’est que Lyss est annoncé très fort. On en apprendra un peu plus dès samedi, et le match contre Unterseen-Interlaken. En ce qui concerne les déplacements, cela nous fera moins de kilomètres à parcourir que l’an dernier, quand on s’était rendus deux fois à Sierre et à Saas-Grund. En plus, il n’y a que six matches prévus en semaines, dont trois à domicile.

Et, plutôt que de jouer le vendredi à 20h45, Yverdon va essentiellement évoluer le samedi à 18h, à la maison.

Oui, on a décidé de cela pour essayer d’attirer plus de monde à la patinoire. Les gens pourront être en famille dès 20h30.

Manuel Gremion