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On a frôlé la catastrophe sur le chantier de la STEP

2 juillet 2019 | Edition N°2530

 

Un des mur du chantier de la station d’épuration s’est effondré le 28 mai 2018.

Le 28 mai 2018 à 13h31 précises, le mur du décanteur primaire de la STEP d’Yverdon-les-Bains s’est brusquement effondré, alors que des travaux de terrassement étaient en cours à proximité. Rien ne laissait présager un tel problème. «Les experts des assurances ont pu déterminer qu’il s’agissait d’une erreur de conception lors de sa construction dans les années 1960», détaille le chef du Service des travaux de la Ville, Sandro Rosselet. Quelque 800 000 litres d’eau prétraitée se sont déversés sur le chantier de rénovation de la STEP intercommunale, ainsi que sur l’avenue de la Plage.

«Nous avons eu une chance énorme qu’aucun ouvrier ne se soit trouvé à cet endroit à ce moment précis, relève l’ingénieur. Le chantier a été tellement bien préparé qu’en cinq minutes nous avons réussi à dévier l’eau sur le traitement biologique. Grâce aux entreprises sur place et aux équipes du Service des travaux et de l’environnement, les 800 m3 d’eau ont pu en grande partie être pompés à l’aide de camions cureurs et renvoyés au départ du cycle de traitement des eaux de manière à être retraités.»

Les assurances sont intervenues le lendemain du sinistre pour constater les dégâts et établir une convention afin de mandater un expert. Vu les risques environnementaux, les assurances ont validé le jour même la reconstruction immédiate du mur. L’expert a approuvé la nouvelle méthodologie de travail ainsi que le renforcement des bassins existants afin de pallier tout nouvel incident. «Moins d’un mois après le sinistre, le mur était déjà reconstruit et le décanteur primaire était remis en fonction. Contrairement à ce qu’il se dit sur les réseaux sociaux, aucune atteinte à l’environnement n’a été remarquée, puisque 95% des eaux prétraitées ont été récupérées», tient à préciser Sandro Rosselet.

Prise en charge express

Les assurances concernées ont ainsi accepté de payer 380 507 francs, moins la franchise de 2000 francs. Mais le montant total des mesures prises pendant le chantier s’élevait à 960 000 francs. Car du coup, la reconstruction du décanteur primaire revenait à 391 100 francs, plus le renforcement des autres bassins pour minimiser les risques (297 100 francs), et la mise en place de mesures de surveillance et de suivi géotechniques pour une somme de 131 800  francs.

Les mesures additionnelles de génie civil ont été incluses dans un avenant au contrat d’entreprise. Et celles pour la démolition de la chaîne numéro 2 feront l’objet d’un avenant ultérieurement.

Dominique Suter