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Personnalité de l’année: Loïc Gasch, l’homme qui a rejoint les étoiles du saut en hauteur

5 décembre 2020

L’année de Loïc Gasch a démarré en direction du ciel. Tout début janvier, dès son premier concours de la saison en salle, le Sainte-Crix établi à Yverdon-les-Bains annonce la couleur. Il bat son record en Allemagne, effaçant une barre à 2m27 (il en était à 2m21 en salle et 2m26 en extérieur). De retour de blessure après un exercice 2019 perturbé par une opération en hiver et une rechute en été, le sauteur en hauteur de l’Union sportive yverdonnoise pose là les bases d’une qualification olympique qu’il espère aller chercher durant la saison en extérieur.

Sur sa lancée de début janvier, le Nord-Vaudois remporte, en indoor, un 9e titre national élite. Il va même décrocher celui de champion de France, pays dont il détient également la nationalité, pour la première fois de sa carrière.

Les Jeux olympiques sont entre-temps repoussés d’une année, tout comme les Championnats d’Europe de Paris. Loïc Gasch profite de l’occasion pour revoir entièrement sa structure d’entraînement. Il se sépare de son coach formateur, Nicolas Verraires, vers qui il était retourné en 2018, pour rejoindre Dominique Hernandez, ancien sauteur basé à Toulouse. «Compte tenu du fait que les grandes compétitions sont annulées, j’en profite pour faire plein d’essais. C’est une année laboratoire», annonce l’athlète, qui reconstitue une nouvelle équipe en s’entourant également de Silvan Keller – un de ses anciens coaches – pour la technique, de Soidri Bastoini – entraîneur national du triple saut et de la longueur – pour tout ce qui concerne le travail des pieds, et de l’ancien basketteur international yverdonnois Steeve Louissaint, reconverti dans la préparation physique.

Nouveau job, déménagement, nouveaux entraîneurs: c’est l’année des grands changements pour l’ambitieux sauteur. Ce sera aussi celui du changement de statut. En juillet en Argovie, il franchit à son troisième essai la barre mythique de 2m30. Un bond qui, à ce moment-là, constitue la référence mondiale de l’année. À fin 2020, seuls deux hommes ont fait mieux que Loïc Gasch cette saison: le Biélorusse Maksim Nedasekau (2m33) et le Japonais Tomohiro Shinno (2m31), tandis que seulement six autres dans le monde l’ont égalé à 2m30. Le Sainte-Crix, lui, est entré dans le cercle fermé des sauteurs à 2m30. Dans le top 3 de la discipline en 2020. Il a rejoint les étoiles.

 

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Rédaction