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«Pour vivre une nuit magique, il faudra une atmosphère magique»
Le Stade municipal était en feu, lors du quart de finale gagné contre le Lausanne-Sport. Uli Forte espère que les supporters yverdonnois pousseront une nouvelle fois son équipe à l’exploit, ce soir contre Saint-Gall. © Gabriel Lado

«Pour vivre une nuit magique, il faudra une atmosphère magique»

21 avril 2022

La longue attente est sur le point de prendre fin: deux mois après avoir décroché leur ticket pour les demies, Uli Forte et Yverdon Sport affrontent Saint-Gall, ce soir à 19h, au Stade municipal. Avec pour objectif de réaliser un nouvel exploit.

L’événement est historique mais pas unique, puisque Yverdon Sport avait déjà disputé – et gagné! – une demi-finale de Coupe de Suisse en 2001, mais il aura tout de même fallu attendre 21 ans pour qu’il se reproduise. Lors de la conférence de presse de mardi, l’entraîneur des Verts Uli Forte n’a d’ailleurs pas caché que l’engouement précoce pour le match de ce soir contre Saint-Gall lui avait donné un peu de fil à retordre: «Tout le monde a commencé à en parler dès le quart contre le Lausanne-Sport gagné, alors qu’il y avait encore plusieurs matches de championnats à jouer entre deux. Et même si le maintien est acquis, ces rencontres faisaient partie du chemin qui menait aux demies et étaient importantes. Tu ne peux pas allumer la lumière un jour avant l’échéance. Tu dois être dans un bon flow, travailler pour mériter une éventuelle finale.»

Ces rencontres désormais derrière, le technicien se réjouit de la ferveur engendrée par le match de ce soir. «Pour vivre une nuit magique, il faudra une atmosphère magique», lance celui dont l’équipe devra venir à bout d’une formation de Super League pour la troisième fois consécutive – après Zurich en 8es et le LS en quarts – pour se qualifier pour la deuxième finale de Coupe de son histoire.

«Ce ne sont pas toujours les meilleurs joueurs qui gagnent. L’équipe la plus homogène, qui travaille le mieux, peut créer l’exploit», assure Uli Forte.
© Gabriel Lado

Si le Zurichois a découvert la rivalité entre les clubs yverdonnois et lausannois à l’occasion du quart contre le LS, les demi-finales de Coupe de Suisse n’ont aucun secret pour lui, puisqu’il a notamment soulevé deux fois le trophée en tant qu’entraîneur (en 2013 avec Grasshopper et en 2016 avec Zurich) et a atteint ce stade de la compétition comme joueur avec Red Star, alors en 1re ligue.

«Pour un match comme celui contre Saint-Gall, il n’y a pas besoin de motiver les joueurs. Il faut plutôt enlever la nervosité et les soucis qui peuvent les habiter, car il n’y a aucune raison d’en avoir. L’affiche est claire: le FCSG est la top équipe.» La formation de Super League n’a ainsi perdu qu’un seul match – lundi contre Lucerne – en douze rencontres de championnat depuis le début de l’année 2022.

«Entre les formations de première et de deuxième divisions, il y a une petite différence au niveau de la qualité des joueurs, mais ce ne sont pas toujours les meilleurs qui gagnent. L’équipe la plus homogène, qui travaille le mieux, peut créer l’exploit. YS a montré sa solidarité et que ses membres étaient là les uns pour les autres. Contre une équipe de Super League, le rythme de jeu est aussi plus élevé, mais pour un match de Coupe, tout est possible. Toutes ces différences-là sont annulées si tu fais ton boulot, tant au niveau du staff que de l’équipe.» Et les Yverdonnois l’ont promis: ils donneront tout jusqu’au bout, ce soir dès 19h au Stade municipal, pour faire perdurer la magie de la Coupe.

 

Le chiffre

3700 billets avaient été vendus, hier, dont bien plus d’un millier pour les fans saint-gallois. Yverdon Sport espère accueillir bien au-delà des 4000 spectateurs. Le maximum est aux environs des 5000. «Le but doit être de jouer à guichets fermés», lance même Uli Forte. Il ne reste que des places debout. Au stade, les caisses ouvriront 1h30 avant le début de la rencontre.

Muriel Ambühl