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Premier prototype pour de mini-ingénieurs

6 juillet 2018 | Edition N°2283

Une douzaine d’écoliers a investi les locaux de la HEIG-VD, de lundi à hier. Encadrés par des étudiants en ingénierie, ils avaient une semaine pour créer d’étonnants assemblages mécaniques.

«On retient notre respiration…», concède Alexandre, étudiant à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), alors qu’une complexe mécanique à base de billes, de poids et de leviers se met en branle. «Oui!», s’écrient en chœur Arthur, Elisa, Till et Timael, voyant leur machine à la Tinguely s’activer correctement.

Toute la semaine, dans le cadre de la première édition du Yakaton, organisé par la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO), une centaine d’élèves de 12 à 15 ans a profité des laboratoires des hautes écoles d’ingénierie romandes pour créer des engins jouant avec les lois de la physique. Parmis eux, douze ont répondu à l’appel de la HEIG-VD et sont venus bricoler en petits groupes, encadrés par des étudiants de la haute école.

La team «Anti-Gravité» teste le bon fonctionnement de sa machine. © Michel Duperrex

Dominique Dolci, adjointe à la direction de l’établissement, précise l’intérêt de la démarche: «Nous voulons offrir ce type d’activités. De plus, il faut renforcer l’attrait des études scientifiques, surtout pour les filles.» Léger bémol, l’école espérait que davantage d’écoliers participeraient. La HEIG-VD tablait en effet sur 32 élèves. L’enthousiasme des enfants, tout fiers de leur création et contents de découvrir l’univers de l’ingénierie, n’est en rien amoindri. «On apprend à travailler en groupe et on découvre le fonctionnement des aimants», explique la jeune Elisa. Kevin, étudiant qui a coaché l’un des groupes, est d’accord: «Les élèves ont pu voir les outils mais aussi visiter les laboratoires. Cela permet démystifier un peu cette science.»

Guillaume Guenat