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Prendre son pied avec ses poings

10 octobre 2018 | Edition N°2349

La 4e édition de la Coupe d’Yverdon a permis à cinq régionaux de combattre devant les leurs.

L’ambiance était chaude, dimanche à la salle des Isles, quand Elliot Schneider est monté sur le ring. L’Yverdonnois était l’un des cinq membres du club Champions Boxing à combattre à domicile. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le public en a eu pour son enthousiasme.

A 19 ans, le Nord-Vaudois combattait pour la deuxième fois seulement, et c’était une première en kick boxing. «J’ai participé à un combat de boxe anglaise en début d’année, une discipline que j’avais déjà pratiquée un petit peu quand j’étais plus jeune, relevait Elliot Schneider avant d’enfiler les gants. Voilà deux ans, à présent, que je m’entraîne au kick boxing. Je me réjouis de voir un peu ce que ça va donner dans l’action et d’utiliser ce que j’ai appris.»

Confronté à un adversaire haut-valaisan dans la catégorie low kick des -67kg, l’Yverdonnois a immédiatement pris le dessus grâce à ses poings, avec lesquels il a souvent fait mouche. Son combat, il l’a remporté à l’unanimité des juges, notamment après un superbe assaut en début de troisième reprise. «C’était éprouvant. Il me manque un peu de cardio, surtout pour pouvoir plus utiliser mes jambes. Les lever demande beaucoup d’énergie», constatait à chaud le vainqueur, heureux de sortir du ring sans égratignure.

Premières expériences

La 4e édition de la Coupe d’Yverdon du circuit national WAKO a, une fois de plus, permis à des combattants de toute la Suisse – et même d’Ascona, au Tessin – de venir se mesurer dans leur sport de prédilection. Dans les rangs du Champions Boxing yverdonnois, trois jeunes âgés de 10 à 12 ans, Adriano Zepcam, Eldin Mesic et Senad Selimovic, ont découvert la compétition. Le trio s’est préparé depuis plusieurs mois – plus d’une année pour deux d’entre eux – pour ce moment, sous la houlette de Samir Suljic, l’entraîneur du club.

«Ils combattent en light contact. Les coups sont retenus, c’est avant tout la technique qui est jugée», explique Edin Sulejmanovic, président d’un club qui marche fort auprès de la jeunesse – qui vient se défouler sans forcément se mettre à la compétition –, et des filles en particulier: «Elles sont plus nombreuses à venir à la salle que les garçons.»

Manuel Gremion