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Quand la troisième passe première

10 janvier 2017 | Edition N°1909

Nord vaudois – Il aura fallu contacter la troisième des viennent-ensuite de la liste des Verts pour trouver une remplaçante à Cédric Pillonel au Grand Conseil.

L’Yverdonnoise Carmen Tanner aurait souhaité rejoindre le Grand Conseil vaudois. ©Duperrex-a

L’Yverdonnoise Carmen Tanner aurait souhaité rejoindre le Grand Conseil vaudois.

Après la nomination de l’Yverdonnois Cédric Pillonel au poste de secrétaire général de la Fédération ecclésiastique catholique romaine du canton de Vaud (FEDEC-VD), l’élu Vert a annoncé sa démission du Grand Conseil vaudois en décembre dernier. La formation politique a alors dû lui trouver un remplaçant pour siéger à Lausanne. Mais, contrairement à la comptine «Quand trois poules vont aux champs», ce n’est pas forcément «la troisième qui vient la dernière».

La municipale yverdonnoise Carmen Tanner, première des viennent-ensuite, aurait dû rejoindre le Parlement. Devant son refus, c’était à l’ancien député et actuel syndic de Romainmôtier de se positionner. Toutefois, Fabrice De Icco -qui sera candidat lors des futures élections cantonales- a lui aussi dû refuser, en l’occurrence en raison d’un problème d’agenda. Il suit une formation professionnelle jusqu’au mois de juillet, tous les mardis, jour des débats à Lausanne. Voilà pourquoi Sabine Glauser, de Champvent, reprend, dès aujourd’hui, le siège laissé vacant par Cédric Pillonnel (voir ci-dessous).

Le mandat n’était pas compatible avec l’agenda du syndic de Romainmôtier Fabrice De Icco. ©Pierre Blanchard

Le mandat n’était pas compatible avec l’agenda du syndic de Romainmôtier Fabrice De Icco.

Si l’historien Fabrice De Icco a été contraint de renoncer à sa nomination sans trop de déception, il en est tout autre pour Carmen Tanner. «Je me sentais prête et ce mandat m’intéressait, indique l’Yverdonnoise avec regret. Mais la question du double mandat, municipal-député, n’est pas partout la même au sein des Verts vaudois. Aussi la question était-elle délicate en cette période électorale. J’ai préféré ne pas entrer dans un bras de fer.»

«La question du double mandat devra effectivement être discutée. Nous devons revoir nos statuts», indique Blaise Tissot, président de la section Jura et Nord-vaudois des Verts. Avant d’expliquer que le groupe des Verts d’Yverdon-les-Bains, lui, ne tolère pas qu’un municipal siège également au Grand conseil. «Cette prise de position est orale, mais nous avons déjà rencontré le problème lors de l’élection à la Municipalité de Marianne Savary, qui avait alors quitté le Parlement», précise-t-il.

Champvent – Le village a désormais droit à deux élu
Sabine Glauser comme nouvelle députée

Sabine Glauser rejoint le Grand Conseil aujourd’hui. ©Michel Duperrex

Sabine Glauser rejoint le Grand Conseil aujourd’hui.

Suite à deux renoncements (voir ci-dessus), c’est Sabine Glauser, de Champvent, qui sera assermentée aujourd’hui, en début d’après-midi, devant le Grand Conseil vaudois, où elle remplace Cédric Pillonel. Elle rejoint ainsi son homologue du même village Pierre-Alain Urfer (PLR).

«Je me considère comme particulièrement chanceuse de pouvoir rejoindre la députation», lance cette mère de quatre enfants, qui s’est intéressée à la politique par le biais de sa belle-famille. Elle a, en effet, épousé le fils de la conseillère nationale UDC Alice Glauser.

«Les repas de famille sont effectivement bien animés, mais pas forcément qu’à cause de nous, rigole-t-elle. J’ai une super relation avec ma belle-mère et je me sens soutenue», précise celle qui a rejoint les Verts en 2007. «Un parti dont les initiatives ont des impacts dans divers domaines et qui a une vision globale des choses».

Sabine Glauser est très impliquée dans la vie familiale et donne des cours à la maison à deux de ses enfants, les quatre étant âgés entre 2 et 12 ans. «Ce mandat va changer beaucoup de choses,

mais je suis bien entourée», indique, confiante, celle qui a grandi à Lausanne et qui a toujours rêvé d’habiter à la campagne. Avant de siéger, Sabine Glauser a étudié avec soin le fonctionnement du Grand Conseil et les différents dossiers qui y seront traités. «Il y a beaucoup d’un coup. C’est génial, mais impressionnant», conclut celle qui sera en tête de la liste des Verts aux prochaines élections cantonales.

Alberto Mocchi
Section vaudoise des Verts
Le mot du président

©Vert Vaudois

©Vert Vaudois

«C’est déjà arrivé, et pas que chez les Verts, que des deuxièmes ou des troisièmes viennent-ensuite soient assermentés, explique le président des Verts vaudois, Alberto Mocchi, qui n’est pas inquiet quant au bon fonctionnement de la section nord-vaudoise. Cette dernière est l’une des plus dynamiques et elle se porte très bien. C’est dans le Nord vaudois que nous avons eu le plus de progression lors des dernières votations.»

 

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Muriel Aubert