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«Réenclencher une série positive»

3 février 2017 | Edition N°1927

Football – Super League – Titulaire en puissance au premier tour avec le Lausanne- Sport, Jérémy Manière aura plus de concurrence ce printemps. Le point avant la reprise.

Jérémy Manière, 25 ans, peut évoluer en défense comme dans l’entrejeu, sur la pelouse de la Pontaise. ©Carole Alkabes

Jérémy Manière, 25 ans, peut évoluer en défense comme dans l’entrejeu, sur la pelouse de la Pontaise.

La pause hivernale a permis aux joueurs du Lausanne-Sport de se ressourcer, après une fin d’année compliquée et frustrante. Jérémy Manière, l’un des quatre Nord- Vaudois de l’effectif du néo-promu en Super League, a carrément bonne mine. Il faut dire que, courant janvier, le LS (actuellement 7e, avec deux points d’avance sur le 10e et dernier Vaduz) est parti onze jours en Andalousie. De quoi se préparer dans les meilleures conditions à la lutte pour le maintien.

 

Jérémy Manière, comment jugez- vous votre automne ?

Il a été un peu à l’image de celui de l’équipe. On a bien commencé et, ensuite, on a connu une mauvaise série. D’un coup, l’équipe et moi-même avons alterné le bon et le moins bon. Mais il faut aussi souligner que, parfois, on a été mal payés, alors que les prestations étaient bonnes. Sur un plan personnel, je dirais que j’ai à quelques reprises un peu subi les événements plutôt que joué mon match. Mais, dans l’ensemble, je pense que c’était pas mal.

Avec un peu de recul, que s’est-il passé lors de cette longue période durant laquelle Lausanne a enchaîné les revers, souvent à cause de buts encaissés dans les dernières minutes de jeu ?

On a certainement manqué d’orgueil, de caractère. On a été trop tendres dans notre façon d’aborder le métier. Des petites choses ont fait défaut : un peu de fourberie, de malice. On a rendu le ballon trop vite, ou des gestes comme ça. Comme lorsqu’on menait 1-0 à Bâle jusqu’à la 90e, avant d’encaisser l’égalisation, puis le but de la victoire dans les arrêts de jeu. Les Bâlois, qui ont l’expérience de la Ligue des champions, n’auraient jamais commis ces erreurs. Au final, c’est dramatique d’être rejoints comme ça.

L’équipe était-elle trop juste physiquement ?

On a les statistiques qui prouvent que l’on est non seulement l’une des équipes qui parcourent le plus de kilomètres par match, mais également une de celles qui courent le plus à haute intensité. Ce n’est donc pas un problème physique. Mais on a, effectivement, un style de jeu qui demande une grosse débauche d’énergie, avec notre pressing haut. Peut-être ne l’a-t-on pas toujours bien utilisée, et on a peiné à rester lucide dans le final.

Comment travaillez-vous pour y remédier ?

Il est difficile de le faire à l’entraînement, car ce ne sont jamais les mêmes circonstances qu’en match. Tout se joue surtout dans la tête. C’est là que réside la clé.

Faut-il un peu s’économiser durant les 75 premières minutes d’une rencontre ?

Non, on pratique un football total. C’est ce qui fait notre force, aussi.

Avec les arrivées de Tomas et Taiwo durant le mercato, vous voilà face à une forte concurrence en défense.

Les postes ont simplement été doublés. On a parfois été un peu courts dans ce secteur au premier tour et des milieux ont dû dépanner. J’espère que ces arrivées apporteront un plus. Pour ceux qui étaient déjà là, c’est à nous de mériter notre place sur le terrain. C’est partout comme ça dans le foot.

Vous pourriez également vous retrouver au milieu de terrain…

C’est possible oui. Ça a été le cas en amical contre Lyon, durant une mi-temps. Je peux y jouer tant en 3-4-3 qu’en 3-5-2. Je pense qu’il va y avoir pas mal de changements à la reprise.

Comment vous-êtes vous adapté à la Super League (SL)?

J’ai longtemps évolué en Challenge League, où il y a beaucoup de duels physiques. La SL me plaît, car il y a plus de jeu. Et puis, dans notre système, je me régale. Je pense que c’est un championnat qui convient mieux à l’équipe et à moi-même.

Comment voyez-vous la reprise, dimanche (13h45 à la Pontaise), contre Lucerne ?

Il est important qu’on engrange rapidement des points, pour réenclencher une série positive. L’objectif est d’aller chercher le maintien le plus rapidement possible. Si on y parvient effectivement, alors on regardera ensuite s’il y a des places à grappiller.

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Manuel Gremion