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Retrouvée morte derrière la porte

25 janvier 2017 | Edition N°1920

Yverdon-les-Bains – Une jeune femme de 30 ans, maman d’un petit garçon de sept mois, a été retrouvée étranglée à son domicile, lundi après-midi. L’enfant est sain et sauf, quant à son compagnon, il est en fuite.

Les faits se sont déroulés derrière cette porte où sont apposés les scellés, dans un immeuble du centre-ville. Un petit billet précise que «la sonnette ne fonctionne pas». ©Philippe Villard

Les faits se sont déroulés derrière cette porte où sont apposés les scellés, dans un immeuble du centre-ville. Un petit billet précise que «la sonnette ne fonctionne pas».

La nouvelle du décès de la victime a d’abord été partagée sur la toile, via les réseaux sociaux, hier dans l’après-midi. En fin d’après-midi un communiqué de la Police cantonale vaudoise confirmait le pire.

Il semblerait que ce soit la mère de la décoratrice de 30 ans, laquelle aurait été victime d’une strangulation, qui ait découvert le corps de sa fille, lundi dans l’après-midi.

«C’est une jeune vie qui s’en est allée», déplore Elodie Filet qui assure la conciergerie de ce grand et morne immeuble du centre-ville.

Dans le vaste hall où l’on se croise pour des «bonjour-bonsoir » convenus et routiniers, l’émotion court désormais les paliers et rebondit de portes en portes. «On est plus ou moins au courant de ce qui est arrivé. La police est passée chez tout le monde en fin d’après-midi», glisse doucement un résident qui s’éclipse.

Là où résidaient Hélène* -une jeune femme qui a passé son enfance à Grandevent-, son petit Kevin* âgé de sept mois et Marc*, cet «ami», désormais en fuite, quelques bouches s’ouvrent.

«On les croisait de temps à autres, avec leur petit», sanglote, les larmes aux yeux, une dame âgée, plus en mesure de se confier davantage.

«Elle, elle résidait dans cet appartement depuis six ou sept ans. Lui, il est arrivé il y a environ un an», raconte un autre voisin. Le couple semblait stable et sans histoire. Seuls quelques pleurs d’un enfant, né l’an dernier, plutôt que des scènes de ménage, traversaient les murs et les cloisons.

Immeuble maudit

Il se souvient de la journée d’hier : «J’ai vu leur porte ouverte, et puis trois policiers portant des gants en latex, j’ai tout de suite pensé qu’ils étaient là pour un cambriolage.»

S’il a plusieurs fois croisé l’homme recherché, il ne se souvient pas d’un individu menaçant. «Même s’il n’était pas du genre à dire bonjour, il n’avait pas l’air méchant.» Pourtant, des proches de leur cercle se souviennent qu’Hélène n’avait pas pu se rendre à son cours de danse, la semaine dernière car son compagnon n’aurait pas voulu garder l’enfant. Dans cet immeuble où les déménagements sont nombreux, la concierge, en poste depuis ce mois de janvier, se souvient encore «d’une vraie maman, attentionnée» mais il dit aussi «ne jamais les avoir croisé ensemble». Et comme pour mieux souligner la cruauté du sort qui s’acharne parfois, un voisin, encore secoué, note que le papa et compagnon des victimes de l’horrible attentat de Nice habitait encore les lieux voici peu…

•Prénoms fictifs

 

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Philippe Villard