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Richard Chassot à coeur ouvert

29 mai 2015

Cyclisme – Invité au cinéma Royal de Sainte-Croix dans le cadre de «Carte Blanche», le directeur du Tour de Romandie a évoqué le milieu après la diffusion du film «La grande Boucle».

Le Fribourgeois a de l’entrain. Les Sainte-Crix ont apprécié. © Bobby C. Alkabes

Le Fribourgeois a de l’entrain. Les Sainte-Crix ont apprécié.

Le cyclisme était à l’honneur, avant-hier, lors de la deuxième édition de «Carte Blanche», au cinéma Royal de Sainte-Croix, puisque l’invité n’était autre que Richard Chassot. L’ancien coureur, actuel directeur du Tour de Romandie, avait choisi de faire projeter «La grande Boucle». Un film tourné sur les étapes du Tour de France, ce qui n’avait pas manqué d’intriguer Richard Chassot, alors commentateur de l’épreuve pour la RTS.

Le film raconte l’histoire d’un Tour de France décalé qu’un passionné du vélo, François, entreprend de faire en parcourant chaque étape un jour avant les pros. Il va déclencher une immense vague de sympathie, alors que les médias commencent à s’intéresser à son périple, puis va subir toutes les complications qu’une subite mise en lumière implique. Sponsors, jalousie, accusation de dopage, François, interprété par l’excellent Clovis Cornillac, va subir toutes les pressions extrasportives que son exploit suscite.

La discussion

Autant de thèmes de discussion qui ont été repris lors du débat d’après-film. Richard Chassot a souligné la difficulté à représenter le monde du cyclisme, avec l’opacité de ses coulisses, et l’ambiance particulière et difficile à restituer, ce que «La grande Boucle» parvient à faire, selon lui. Le Fribourgeois a également rappelé qu’un tel projet d’adaptation cinématographique avait été lancé en Suisse, sans jamais trouver les fonds nécessaires.

Les questions se sont ensuite orientées vers le rôle de consultant qu’endosse Chassot, et plus précisément lors du Tour de France, avec la difficulté d’être dans le feu de l’action tout en restant confiné dans un camion. L’ancien pro a estimé que cette situation lui permettait de ressentir cette ambiance propre au cyclisme, et d’établir le contact avec des coureurs et directeurs sportifs.

La question du dopage a ensuite été traitée par l’invité, qui s’est désolé de l’acharnement médiatique envers son sport, qui ne compte à l’heure actuelle que quelques cas isolés. C’est ensuite en tant que directeur du Tour de Romandie que Richard Chassot a pris la parole, pour clore la soirée sur le thème des petites courses, vouées à disparaître, dans un monde où le poids des médias et des sponsors est trop important, sans parler des difficultés à obtenir des autorisations pour occuper l’espace public.

Martin Quartier