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Sainte-Croix a repris l’ascenseur

22 avril 2015

Volleyball – 3e ligue – Les filles du Balcon du Jura ont écrasé le championnat. Une saison après en être tombées, elles ont validé une nouvelle promotion en 2e ligue.

Les Sainte-Crix n’ont pas manqué d’occasions d’exulter, durant la saison écoulée, pour le plus grand plaisir de Jean- François Gander. © VBC Sainte-Croix

Les Sainte-Crix n’ont pas manqué d’occasions d’exulter, durant la saison écoulée, pour le plus grand plaisir de Jean- François Gander.

Les volleyeuses du VBC Sainte-Croix n’ont pas eu de peine à digérer leur relégation en 3e ligue, survenue au terme de la saison 2013-2014. Une année plus tard, elles ont retrouvé le chemin de l’échelon supérieur, et de quelle manière! 18 victoires en autant de parties disputées, seulement huit sets concédés: l’équipe dirigée par Jean- François Gander et Vincent Duvoisin a pris des allures de bulldozer. «L’objectif était de remonter, oui, mais on ne s’attendait pas à pareillement écraser le championnat, reconnaît le premier cité. Nous avons connu une saison de rêve.»

Sacrée championne vaudoise de 3e ligue, la formation sainte-crix s’est notamment appuyée sur cinq joueuses en âge de juniors, bien entourées par des filles d’expérience, dont Kelly Korf et Emilie Brandt, qui avaient fait leurs preuves plus haut dans la hiérarchie. «Ce qui est bien, c’est que nous avions la marge nécessaire pour essayer des choses, souligne Jean-François Gander. Nous avions treize licenciées, toutes ont joué et nous les avons testées à différents postes.»

En vue de la saison prochaine en 2e ligue, les entraîneurs savent qu’ils ne pourront plus jouer aux apprentis sorciers: il faudra mettre toutes les chances de leur côté pour s’en sortir. «L’objectif sera le maintien, continue celui qui joue, encore et toujours, en 2e ligue masculine. Inévitablement, on va devoir s’appuyer sur un six de base fort et certaines vont moins jouer.» Point positif: le visage de l’équipe sera vraisemblablement inchangé. Tant mieux: durant la saison écoulée, il a séduit sous tous les profils.

 

Lutte urbigène contre la relégation

L’équipe masculine du VBC Orbe est la dernière de la région à ne pas encore être en vacances. Son maintien en 3e ligue passe par un barrage face à Sugnens- Cugy II, quatrième du championnat de 4e ligue. Les Urbigènes partent avec les faveurs de la cote, mais méfiance tout de même! Match aller demain à 21h à la salle Omnisports, retour une semaine plus tard à l’extérieur.

 

Deux Concisois champions suisses avec les jeunes du LUC

Les jeunes du LUC ont fait mieux que leur équipe fanion. Alors que leurs aînés devaient s’avouer vaincus lors de l’ultime rencontre de la finale des playoffs de LNA, les M19 lausannois sont devenus champions suisses, à Coire. Ilan et Arthur Sueur, deux frangins de Concise, ont participé à l’aventure. «Nous avions terminé cinquièmes l’année précédente, rappelle Ilan, l’aîné, qui évolue aussi en 2e ligue au VBC Sainte-Croix. Cette fois, la victoire était notre objectif.»

Une véritable fête

Les Lausannois n’ont pas survolé la compétition. Ils ont même concédé une défaite en phase de groupes, contre une très bonne équipe de Schönenwerd, un autre des principaux clubs formateurs du pays. «Après cela, nous avons enchaîné les victoires, continue Ilan Sueur. Mais les matches ont toujours été assez serrés.» En finale, les Vaudois ont battu Laufenburg 2-0. «C’était magique, une véritable fête», note celui qui disputait sa dernière saison dans cette catégorie d’âge.

Il a bénéficié d’un temps de jeu intéressant à l’aile, comme son cadet, Arthur, au centre. A 16 ans, ce dernier a cumulé trois championnats durant la saison, avec les M17 et les M19 du LUC, donc, mais aussi avec les M23 d’Yverdon. Ilan, lui, avait aussi évolué dans cette équipe la saison précédente, comme le passeur Luca Ineichen, un autre des champions suisses de Coire.

«Si nous avons gagné, c’est parce que nous avions l’équipe la plus homogène, estime Ilan Sueur. Nous étions douze et tous pouvaient apporter quelque chose.» Le titre en LNA, ce n’était pas pour cette année, mais pas d’inquiétude: la relève du LUC est assurée.

Olivier Ducros