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Scalpé, le Centre équestre s’est refait une beauté

23 août 2018 | Edition N°2316

La tempête Eleanor avait arraché le toit d’un bâtiment flambant neuf, en janvier sur le site qui héberge environ 90 équidés. Les travaux de remise en état viennent de s’achever.

Eleonor avait littéralement scalpé une partie du Centre équestre d’Yverdon-les-Bains (CEY), le 3 janvier dernier. Le toit du bâtiment qui abrite le restaurant, quatre logements et des bureaux n’avait pas résisté au passage de la tempête qui avait balayé la Suisse. «Dans certains appartements, on voyait le ciel», se rappelle Max Studer, propriétaire et administrateur du CEY. Depuis hier, la situation est totalement rentrée dans l’ordre avec la mise en service officielle de la ventilation, dernière étape du processus de remise en état.

Si Max Studer a le sourire, le coup de vent de janvier dernier l’a sacrément ébranlé. «La première semaine, c’était dur, confie-t-il. Ça faisait un mois qu’on se disait qu’on allait pouvoir souffler et bam, ça recommence.» Le 3 janvier, le bâtiment décapité venait tout juste d’être achevé. Les derniers détails de cet édifice flambant neuf avaient été fignolés en décembre. Le centre sortait alors d’une série de travaux échelonnés sur six ans, durant lesquels tout le site avait été repensé: augmentation du nombre de boxes et rénovation des écuries existantes, refonte du paddock, création d’une nouvelle halle de travail et d’un poney club, entre autres, et construction du fameux bâtiment accueillant le restaurant au rez-de-chaussée. Alors que le CEY avait le vent en poupe, la tempête était venue mêler son grain de sel.

Infiltrations d’eau

Le jour de l’incident, «ça soufflait très fort et à un moment donné, on a entendu un grand bruit, raconte Max Studer. En faisant le tour du bâtiment, on a vu les éléments de toiture qui étaient déjà tombés et des morceaux d’isolation qui continuaient de s’envoler.» Par chance, la ventilation de l’édifice, qui pèse une tonne, était restée sur le toit mais avait été voilée. Après le vent, la pluie s’en était mêlée: «Le jour-même, on a eu des infiltrations d’eau», poursuit l’administrateur des lieux. Environ deux semaines plus tard, la toiture provisoire n’avait pas résisté à un nouveau bouillon. Résultat, il a fallu refaire toutes les installations électriques, en plus de réparer les autres dégâts.

«Tout ça est derrière»

Le restaurant, qui était en service depuis juillet 2017, avait dû baisser le rideau durant quatre mois – il a rouvert en mai – et les locataires des trois studios et de l’appartement situés à l’étage trouver refuge ailleurs. «Pour eux, c’était difficile: on ne savait pas quand ils pourraient revenir.» Les gérants du restaurant, quant à eux, avaient été libérés du paiement du bail durant quatre mois. Par chance, le reste de l’activité du CEY et ses 90 équidés n’avaient pas été impactés par les intempéries.

Au sortir d’une nouvelle période de travaux – la remise en état a coûté près de 400 000 francs – le bâtiment amoché est de nouveau reluisant et dispose d’un toit flambant neuf. Quant aux raisons qui ont conduit au sinistre de janvier dernier, Max Studer précise qu’«on n’a pas d’explication technique mais il semblerait que le vent ait pu s’engouffrer pour soulever le tout.» Désormais, le propriétaire n’aspire qu’à une chose: aller de l’avant. «Heureusement, tout ça est derrière…»

Caroline Gebhard