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SemoNord pris d’assaut par les jeunes

18 septembre 2013

Près de 400 places d’apprentissage sont encore libres. Mais la liste d’attente n’a jamais été aussi longue au SemoNord. Un problème d’adéquation.

Directrice du SemoNord, Claude-Anne Jaquier encourage les parents à se soucier suffisamment tôt de l’avenir de leurs enfants.

Notre objectif est qu’ils trouvent une place et qu’ils y restent ! » Un petit mois après la rentrée scolaire, Claude-Anne Jaquier, directrice du SemoNord, re, relève que la liste d’attente, qui comporte une quarantaine de noms, n’a jamais été aussi longue. Dans le même temps, le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture a communiqué hier que pas moins de 379 places d’apprentissage -65 dans le Nord vaudois-Broyen’ont pas trouvé preneur. Pourquoi ?

«C’est une question d’adéquation. Beaucoup de jeunes arrivent en fin de scolarité sans avoir un projet professionnel défini. En fait, il y a un manque de stimulation, qui devrait venir des parents », explique la directrice du SemoNord.

Claude-Anne Jaquier constate que de nombreux jeunes n’effectuent pas de stages durant leur scolarité obligatoire. Et ils n’ont pas envie de sacrifier leurs vacances pour découvrir le travail en entreprise : «S’ils entrent dans n’importe quelle place d’apprentissage, ils découvrent, au bout de trois ou quatre mois que cela ne correspond pas à l’image qu’ils s’en faisaient. Ils viennent alors chez nous pour qu’on les aide à se réorienter.»

Le SemoNord dispose de 62 places. Le 80% des jeunes qui passent par le Semo trouvent une place. L’an dernier, ils ont été quelque 260 à avoir bénéficié des services de la structure. Ils étaient 24 il y a 13 ans…
Au SemoNord, les jeunes gens trouvent un cadre, apprennent à obéir, à respecter la ponctualité, les règles d’hygiène, et complètent leurs compétences. De quoi favoriser leur insertion dans la vie professionnelle.

Aux parents de jouer

Sans vouloir les culpabiliser, Claude-Anne Jaquier relève qu’il appartient aux parents de prendre leurs responsabilités et de se soucier suffisamment tôt de l’avenir de leurs enfants, notamment en les incitant à participer à des stages en entreprise.

Isidore Raposo