Logo

Son monde à lui est rond… et orange

18 septembre 2019 | Edition N°2583

Membre du comité, entraîneur, joueur, arbitre, responsable des officiels ou, tout simplement, passionné: Vincent Antopkine est l’une des chevilles ouvrières de l’USY Basket.

Président de l’USY Basket et moteur du renouveau que connaît le club depuis plusieurs années, Olivier Schott a eu le nez creux lorsqu’il a discuté avec Vincent Antopkine et l’a convaincu de le rejoindre dans l’aventure. Trois ans après l’arrivée au club du second nommé, le trentenaire est omniprésent au sein de l’organisation, capable – et ravi – d’apporter ses compétences dans de très nombreux domaines.

À 37 ans, Vincent Antopkine a de l’énergie à revendre et, surtout, beaucoup d’amour pour le basketball, la discipline avec laquelle il a grandi en France, puis qu’il a repris en Suisse, après avoir transité par l’Angleterre. «Je suis arrivé ici en 2004, pour le travail. J’y ai rencontré ma femme et je me suis installé», raconte celui qui est désormais établi à Saint-Aubin, dans le canton de Fribourg.

Après être passé par la restauration, le voilà qui travaille de nouveau dans le bâtiment. Une orientation dont les horaires lui permettent de consacrer du temps à sa passion débordante pour la sphère orange. Au sein du club yverdonnois, celui qui a fait ses débuts en tant qu’entraîneur, a accepté d’assumer de plus en plus de tâches au fil du temps. C’est ainsi qu’il se retrouve aussi en charge des officiels de table et de l’arbitrage (lire encadré). Membre hyperactif du comité, il est également au bénéfice d’un diplôme de coach Jeunesse+Sport, ce qui lui permet d’assurer le suivi des entraîneurs. Tout un programme pour celui qui évolue, également, en tant que meneur de la «deux», en 4e ligue. Sur le parquet, il enfile par conséquent le même maillot que son président, ancien basketteur de LNA. «J’ai beaucoup de plaisir à jouer avec Olivier, dont on voit qu’il a connu le haut niveau. Ce qui me surprend le plus, c’est son calme sur le terrain.»

Au service de la jeunesse

Le «Monsieur multitâches» de l’USY Basket aime transmettre. C’est ainsi qu’il explique son engagement sans faille pour le club yverdonnois, au sein duquel il se sent bien. «Quand j’étais petit, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier du travail de personnes très investies. C’est une façon pour moi de rendre la pareille, glisse humblement celui qui a grandi en Loire-Atlantique. J’apprécie surtout de travailler avec les jeunes. Si je les aide à se trouver à travers le sport, alors je suis comblé.»

Vincent Antopkine est notamment en charge de la deuxième équipe de moins de 15 ans. Une formation destinée aux débutants. «On a une filière compétition avec des équipes fortes, et une autre qui est principalement dédiée au loisir et à la découverte. C’est quelque chose d’important, car on reste avant tout un club formateur.»

Le travail effectué porte ses fruits au sein de la relève, dont les effectifs sont importants. De nouveaux résultats de cette politique de formation devraient parvenir à la lumière dès l’automne 2020. «L’idée est de retrouver le niveau national avec nos jeunes. Une bonne partie des M20 actuels devraient d’ailleurs intégrer l’équipe qui sera inscrite en 1re ligue la saison prochaine», se réjouit l’entraîneur. Dans la même lignée, le club yverdonnois a embauché un entraîneur à 50% pour superviser ses pairs, à chaque niveau. Enfin, le basketball féminin est en passe de retrouver des couleurs: à l’heure actuelle, Yverdon compte des équipes de filles dans les catégories M13, M15 et M17.

À quatre pattes pour le tournoi

La semaine dernière, avec la préparation du Week-end 100% Basketball, Vincent Antopkine était comme toujours au four et au moulin. Il a assumé les buvettes durant les trois jours de manifestation et a activement contribué à organiser le tournoi des tout-petits de moins de 8 ans. Mercredi passé, il a même passé une partie de la nuit à poser la moquette autour du terrain de la salle des Isles. Et ce, avec le sourire, comme toujours. «Tant que j’ai du plaisir à le faire…»

 

 

Cet arbitrage catastrophique qui l’a fait recommencer

Devenu arbitre de basketball à 14 ans afin de donner un coup de main à son club d’alors, en France, le jeune homme a immédiatement pris goût à l’exercice. C’est pourquoi, une fois arrivé en Suisse, Vincent Antopkine a repris le sifflet en plus du jeu en lui-même. Il a d’ailleurs dirigé des rencontres de LNB sur les parquets helvétiques durant quelques années.

Comme pour tous les autres domaines, Vincent Antopkine est très impliqué dans le milieu des directeurs de jeu, puisqu’en sus de continuer à exercer pour l’USY Basket au niveau cantonal et de s’occuper également de ses pairs au sein du club, il fait partie de la commission d’arbitrage de l’Association vaudoise de basketball. Il y est notamment en charge des convocations, il aide à la formation des nouveaux venus et officie aussi en tant qu’évaluateur.

En fait, s’il a choisi de remettre le costume d’arbitre, ce n’est pas un hasard, loin s’en faut. «J’avais repris une équipe de jeunes du club de Saint-Prex. À mon premier match, j’avais trouvé l’arbitrage catastrophique, se marre-t-il. Comme cela ne m’avait pas plu du tout, je m’étais directement renseigné pour recommencer. Au final, c’est pareil que le basket en lui-même, c’est une passion.»

Ainsi, entre les matches où il évolue en tant que joueur et ceux où il se retrouve dans la peau de l’entraîneur, Vincent Antopkine trouve encore le temps pour aller siffler. «J’arrive parfaitement à gérer mon emploi du temps, étant donné que c’est moi qui convoque», lance, hilare, le concerné.

Manuel Gremion