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Un an ferme pour le meurtrier de Dylan

6 mai 2016 | Edition N°1737

Yverdon-les-Bains – L’auteur principal de l’homicide de la place Bel-Air, âgé de 15 ans au moment des faits en 2014, a été condamné à la peine maximale, mercredi dernier.

C’est l’épilogue d’une affaire qui avait suscité une très vive émotion et beaucoup d’incompréhension dans la population yverdonnoise, en janvier 2014. Le Tribunal des mineurs du canton de Vaud a condamné, mercredi dernier, à un an de prison ferme -soit la peine maximale- l’auteur principal de l’homicide de la place Bel-Air. Agé de 15 ans au moment des faits, le Suisso-Colombien, domicilié dans la région, avait asséné un coup de poing mortel à la victime, un apprenti cuisinier de 17 ans prénommé Dylan et domicilié dans un village du Gros-de-Vaud.

Multiples chefs d’inculpation

Le juge des mineurs en charge du dossier a retenu tous les chefs d’inculpation, soit homicide par négligence, lésions corporelles graves, lésions corporelles simples, agression, violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires et infraction à la Loi fédérale sur les armes.

Cet homicide s’inscrivait dans une série d’agressions gratuites commises dans la Cité thermale durant cette période. Des jeunes prenaient, alors, pour cible des personnes qu’ils ne connaissaient pas. Ils se donnaient rendez-vous essentiellement par messagerie et agissaient par surprise, toujours à plusieurs, assénant coups de poing et coups de pied à la victime innocente.

L’enquête de police menée au moment des faits avait révélé trente-sept cas d’agressions, impliquant dix-huit auteurs. Seize d’entre eux, âgés de quatorze à dix-sept ans, ont été jugés par le Tribunal des mineurs ces derniers mois, a précisé ce dernier. Les auteurs principaux, âgés de quinze ans révolus, ont tous été sanctionnés par des peines privatives de liberté.

La peine maximale

Le meurtrier de Dylan a été condamné à la plus lourde peine encourue compte tenu de son âge au moment des faits, soit une privation de liberté d’un an. Il n’a pas été mis au bénéfice du sursis. A noter que la peine a été assortie d’un traitement ambulatoire.

ATS

Simon Gabioud