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Un autre mineur est en détention

21 janvier 2014

Un deuxième garçon âgé de 15 ans, également impliqué dans l’agression qui a coûté la vie à D., a été interpellé.

Depuis samedi, de nombreuses personnes s’arrêtent sur la place Bel-Air afin de se recueillir et déposer mots et fleurs à l’endroit du drame.

Depuis samedi, de nombreuses personnes s’arrêtent sur la place Bel-Air afin de se recueillir et déposer mots et fleurs à l’endroit du drame.

Les circonstances autour de la mort du jeune D., âgé de 17 ans, agressé jeudi dernier sur la place Bel-Air à Yverdon- les-Bains, se précisent. En effet, les nombreuses investigations et interrogatoires de témoins menés, depuis les faits, par les inspecteurs de la Police de sûreté ont conduit à l’interpellation d’une seconde personne impliquée dans le drame. Il s’agit d’un mineur, âgé de 15 ans, de nationalité suisse, et également domicilié dans la région.

 

Un seul coup de poing

Le jour du drame, ce dernier, déjà connu de la justice pour une affaire de vol d’usage, se trouvait avec R., un Suisso-colombien âgé de 16 ans, auteur du coup de poing unique qui a provoqué la chute de D. Sur le bitume. Blessé à la tête, D. Avait, dans un premier temps, été transporté à l’hôpital d’Yverdon-les- Bains avant d’être héliporté au CHUV, à Lausanne, dans un état critique. Un établissement hospitalier dans lequel, hélas, D., a rendu son dernier souffle vendredi en fin d’après-midi. Selon la Police cantonale vaudoise, peu avant le geste fatal, ce nouvel interpellé «aurait incité son camarade» à frapper D. «qui n’a à aucun moment provoqué quiconque sur la place Bel- Air».

Par ailleurs, la police confirme que c’est bien la marque de la veste portée par D. Qui serait à l’origine du drame. Un vêtement Lonsdale, griffe prisée, notamment, par certains membres de l’extrême droite. La Présidente du Tribunal des mineurs a ordonné que ce second mineur impliqué soit, tout comme R., qui pour rappel s’était rendu de lui-même au poste de police local, placé en détention provisoire.

Autres protagonistes

A noter, enfin que les inspecteurs de la Police de sûreté de la division criminelle et de l’identité judiciaire poursuivent les investigations. Ces dernières doivent servir à identifier les autres protagonistes de l’affaire et déterminer précisément les circonstances de cette agression, en collaboration avec le Centre universitaire romand de médecine légale.

Raphaël Muriset