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Un «jeu» qui lui coûte un renvoi

9 septembre 2019 | Edition N°2577

Un élève de Léon-Michaud a blessé une camarade de classe avec un couteau, vendredi matin. L’enfant sera exclu de l’établissement un certain temps.

Lorsqu’elle a reçu un appel du secrétariat de l’école de son fils, vendredi matin, la panique a envahi Sandra*. L’établissement a indiqué à la mère que son enfant avait disparu. Pire, qu’il se serait enfui après avoir blessé une camarade avec un couteau. «C’était une sensation horrible», confie Sandra. Cette mère de deux enfants a rapidement pu retrouver son fils, retourné directement chez lui après avoir jeté le canif dans la Thièle, comme l’a révélé 24heures vendredi.

«Mon fils était en état de choc, affirme la mère. Il n’arrivait plus à s’exprimer. Il répétait simplement qu’il était désolé et qu’il ne l’avait pas fait exprès.» Selon Sandra, il s’agissait simplement d’un jeu entre amis, visant à s’effrayer les uns les autres. «La victime est une amie de mon fils, assure-t-elle. Jamais il n’aurait voulu lui faire de mal.»

Julien Schekter, délégué à la communication du Département cantonal de la formation, a fait savoir que la victime, avec qui le garçon partage un cours d’allemand, était hors de danger et que ses blessures étaient superficielles.

L’établissement scolaire a pris des mesures. «Un membre de la direction m’a informé que mon fils serait exclu quelques semaines, déclare Sandra, qui n’excuse pas le geste de son enfant. Je ne tolère pas qu’il se soit rendu à l’école avec un couteau sans mon autorisation. Cette punition lui servira de leçon à vie.»

«Pas une agression»

D’un point de vue légal, en revanche, le jeune de 13 ans ne devrait pas subir de grosses sanctions. «Il s’agit d’une mauvaise blague. On ne peut pas parler d’agression, affirme le commissaire Arnold Poot, responsable médias de la police cantonale vaudoise. Et pour l’instant, aucune plainte n’a été déposée.» Selon la maman, un gendarme aurait indiqué à son garçon qu’il devrait rédiger une lettre d’excuses et que l’affaire serait close. «C’est une possibilité, réagit Arnold Poot. Mais ce sera au Tribunal des mineurs d’en décider.»

Au sein du collège, une cellule psychologique a été ouverte vendredi. Le directeur de Léon-Michaud a aussi écrit une lettre aux parents des élèves qui fréquentaient le module d’allemand.

*Prénom d’emprunt

Massimo Greco

Rédaction