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Un nouvel écrin naturel pour le ruisseau de la Diaz

1 octobre 2019 | Edition N°2592

Fontaines-sur-Grandson - Après plusieurs mois de travaux de renaturation, le cours d’eau et l’étang de la Scie ont été inaugurés, samedi dernier. Ce dispositif vise notamment à favoriser la biodiversité.

«Qu’on ne s’y trompe pas, nous sommes bel et bien sur le territoire communal de Fontaines-sur-Grandson, même si Fiez se trouve juste de l’autre côté de la route.» Ce sont en ces termes que Kurt Peterhans, syndic de Fontaines-sur-Grandson, a salué la trentaine de participants venus assister à l’inauguration des travaux de renaturation de la Diaz et de l’étang de la Scie, samedi dernier. Ce projet n’aurait peut-être pas vu le jour sans un villageois, François Cruchaud. Décédé en 2013, cet homme très proche de la nature avait légué sa fortune et ses biens fonciers à Pro Natura Vaud.

Approché par l’organisation de protection de l’environnement, le syndic, qui était alors propriétaire de l’étang de la Scie, a accepté de procéder à un remaniement parcellaire et de faire un échange contre des terrains agricoles ayant appartenu à François Cruchaud et situés au centre du village. Le projet de renaturation, qui vise notamment à élargir les berges et à recréer un cours d’eau naturel sur une distance de 300 mètres, a été financé en partie par la Confédération et par le Canton de Vaud pour un montant total de près de 600 000 francs.

Selon Joël Varidel, chef de projet à la Direction générale de l’environnement (DGE), des travaux de renaturation ont déjà été effectués sur une distance de près de 25 kilomètres sur l’ensemble du territoire vaudois. À l’avenir, l’état planifie la revalorisation de 150 kilomètres de cours d’eau.

Plusieurs dispositifs pour éviter les crues

En janvier 2017, la Diaz était sortie de son lit et avait inondé le village de Fiez. «C’était très impressionnant!», se souvient Kurt Peterhans. Avec l’aménagement des nouvelles berges, le ruisseau coule désormais plus lentement. Toutefois, une grille a été installée afin d’empêcher que l’eau ne se déverse sur la route, en cas de crue.

Par ailleurs, une toile en fibre de coco a été déposée afin de protéger le pied de la berge. Des plantes aquatiques telles que des roseaux et des joncs, ainsi que des arbres et des arbustes ont également été disposés le long du ruisseau afin de stabiliser le terrain. «À moyen terme, ils apporteront de l’ombre et permettront de maintenir une température stable de l’eau afin de favoriser la microfaune», explique Ludovic Longchamp, membre de Pro Natura et ingénieur en gestion de la nature.

Enfin, de petites mares spécialement créées pourront accueillir plusieurs espèces de batraciens comme le crapaud sonneur à ventre jaune.

Valérie Beauverd