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Un projet pour la formation agricole vaudoise

28 mars 2012

Une étude proposant une vision stratégique à moyen et long terme pour la formation professionnelle agricole dans le canton de Vaud va être délivrée au Conseil d’Etat, suite au postulat déposé par le député de Lignerolle Jacques Nicolet.

Le Conseil d’Etat s’est penché de près sur le postulat déposé par Jacques Nicolet.

Jacques Nicolet, député de Lignerolle et président du Groupe agricole au Grand Conseil, est un fervent défenseur de l’agriculture vaudoise. N’hésitant pas à demander aux autorités fédérales l’arrêt des négociations avec l’Union européenne concernant l’accord alimentaire dans le domaine du libre-échange au moyen d’une initiative largement médiatisée, celui qui est également municipal à Lignerolle vient d’obtenir une réponse favorable à un postulat déposé par ses soins. Le Grand Conseil l’a transmis le 24 janvier dernier et le Conseil d’Etat n’a pas tardé à réagir.

Le contenu du postulat? Jacques Nicolet, fidèle à ses principes, y demande une analyse de la situation actuelle de la formation professionnelle agricole vaudoise. Il espère que l’Etat propose des «variantes stratégiques qui devront, notamment, intégrer une réflexion sur le regroupement des sites, la collaboration ou la concurrence intercantonale et le regroupement avec d’autres métiers verts ou avec des métiers de la filière conduisant de la terre à l’assiette». Des questions complexes, abordant de nombreux thèmes pour un but évident: améliorer la formation des jeunes agriculteurs et leur proposer plusieurs débouchés dans un secteur en pleine mutation. La diversification est une réalité du monde paysan d’aujourd’hui et l’Etat de Vaud doit avoir des réponses à apporter aux jeunes désirant se lancer dans ce secteur.

Comité de pilotage mis en place

Afin de répondre à ces questions complexes, le Conseil d’Etat a décidé de mettre en place un comité de pilotage et une équipe de projet. Leur mission sera de proposer au monde politique plusieurs variantes argumentées. Elles devraient être livrées au Conseil d’Etat d’ici à janvier 2013.

Actuellement, la formation agricole vaudoise est dispensée sur trois sites. Marcelin à Morges, l’école d’agriculture de Grange-Verney à Moudon et l’école de Changins, à Nyon. Cette dispersion des activités nuit-elle à la rationalité de la formation et limite-t-elle la mise en place des synergies? Par ailleurs, un regroupement sur un même site des institutions agricoles au sens large permettrait-il de créer ainsi un véritable centre de compétences des métiers verts dont le rayonnement dépasse les frontières cantonales?

Des questions pas évidentes, mais fondamentales, soulevées par Jacques Nicolet.

Timothée Guillemin