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Un skatepark pour les réunir tous

28 juin 2017 | Edition N°2026

Skateboard – Si le temps le permet, l’association Riders in Paradise organisera, samedi, son Anticontest. L’occasion de revenir sur la première année d’existence d’un site qui n’a pas tardé à trouver son public.

Tout roule pour Frank Fischer, vice-président de l’association Riders in Paradise. ©Michel Duperrex

Tout roule pour Frank Fischer, vice-président de l’association Riders in Paradise.

«C’est peut-être le coeur qui parle, mais le skatepark qu’on possède à Yverdon, c’est sûrement le plus beau de Romandie. Des gens de tous les coins de la Suisse viennent y rouler. A chaque fois que j’y suis, je croise un Jurassien qui se tape 3h de route aller-retour pour pouvoir en profiter.» Frank Fischer, vice-président et cofondateur de l’association yverdonnoise Riders in Paradise (RIP), est un homme comblé. Après dix ans de travail et de lutte, RIP a enfin vu s’ouvrir «son» skatepark, il y a un an. Et, depuis, l’endroit est pris d’assaut à toutes les heures de la journée.

«On est presque victimes de notre succès. Durant la journée, les installations sont envahies par des centaines de jeunes. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais disons que les skaters plus expérimentés sont obligés d’attendre le soir s’ils veulent se faire plaisir», lâche le professeur au gymnase Auguste Piccard, qui sait bien que cela fait partie du contrat que son association avait avec les autorités de la Ville. En somme : construire un skatepark, d’accord, mais celui-ci doit être accessible pour les amateurs comme pour les confirmés.

 

Place à l’Anticontest

 

Riders in Paradise s’emploie pour faire vivre le skatepark. ©Michel Duperrex

Riders in Paradise s’emploie pour faire vivre le skatepark.

Cet état d’esprit, c’est aussi celui de l’Anticontest, un événement organisé par RIP qui aura lieu samedi, si les conditions le permettent. De 10h à 12h, se tiendra une initiation pour les enfants, avant le point central de la manifestation, de 14h à 19h, où les participants pourront se confronter lors d’une succession de défis. «Lors de l’inauguration, en juin dernier, je m’attendais à voir une vingtaine de têtes. Finalement, plus de mille personnes s’étaient déplacées. Une équipe du Tessin, notamment, nous a avertis qu’elle viendrait samedi. On attend beaucoup de monde. Maintenant, il faut que la pluie nous laisse tranquille, sinon, on sera contraints de reporter», explique Frank Fischer.

Le but étant de faire vivre le skatepark au rythme d’événements populaires, Riders in Paradise ne s’arrêterait pas sur un échec. Si l’Anticontest venait à ne pas se faire, ce ne serait que partie remise. L’association songe déjà à un urban contest en août, ainsi qu’à la deuxième édition du concours de Halloween, qui avait particulièrement bien fonctionné l’an dernier. «A plus large échelle, ce serait formidable de reconstituer un championnat de Suisse, rêve Frank Fischer. Mais nous n’y sommes pas encore.»

 

Le skateboard au programme des JO 2020

 

Depuis sa création, dans les années 60, le skateboard a connu des hauts et des bas. Son accession aux JO de Tokyo en 2020 semble indéniablement être un grand moment de son histoire. Frank Fischer tempère : «Si cela peut permettre de bâtir des skateparks plus facilement, c’est une bonne chose. Mais on peut aussi se soulever contre des marques comme Nike, par exemple, qui n’a rien fait lorsque la discipline était dans le creux de la vague et qui saute, aujourd’hui, sur l’argent que représente une telle promotion.»

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Florian Vaney