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Un violent braquage chez Denner

9 mars 2015

Yverdon-les-Bains – Le magasin Denner de la rue de Neuchâtel a été le théâtre d’un brigandage, vendredi dernier en fin d’après-midi. Un témoin raconte.

Le magasin fermé peu après l’incident qui l’a touché vendredi. © Michel Duperrex

Le magasin fermé peu après l’incident qui l’a touché vendredi.

Le brigandage commis vendredi après-midi au Denner de la rue de Neuchâtel, dans la Cité thermale, a été vécu au plus près par l’un des clients du magasin, qui a accepté de revenir sur cet incident aussi rapide que brutal.

«Il était environ 15h30. Je me trouvais à la caisse. La vendeuse tipait mes courses quand quelqu’un est entré dans le magasin. Il avait un foulard sur le bas du visage», déclare-t-il.

L’individu pointe alors d’abord son pistolet sur lui en le sommant de ne pas bouger, puis menace l’employée, exigeant l’argent de la caisse.

Pris de court par cet assaut soudain, le client avoue avoir cru, dans un premier temps, à une mauvaise plaisanterie d’un de ses amis. «Il avait des habits oranges, comme les cantoniers ou les personnes travaillant sur les chantiers. J’ai beaucoup d’amis dans la construction, alors j’ai cru que l’un d’eux voulait me faire une blague», indique-t-il.

La peur s’installe

L’hypothèse du canular ne fait toutefois pas long feu au vu de l’attitude agressive et déterminée de l’assaillant. Le client est gagné par la peur, tandis que la vendeuse, en proie à la panique, ne parvient, dans un premier temps, pas à ouvrir la caisse. Lorsqu’elle y arrive, le malfrat lui demande de tout verser dans un sac -il y avait environ 2000 francs, selon le témoin- et s’en va en courant.

«Depuis deux ans, je vais souvent dans ce magasin. Je suis choqué en repensant à ce qui m’est arrivé», déclare le client.

Selon le signalement de la police, l’auteur du brigandage, qui courait toujours, hier, est âgé d’environ 30 ans. De type européen, il mesure 180 centimètres, a une corpulence et un visage minces. Il arborait un bouc foncé, parlait français sans accent, était habillé d’un pantalon et d’une veste de travail orange. Sa tête était couverte par un capuchon ou un bonnet et le bas de son visage était caché par un foulard noir. Les personnes susceptibles de donner des renseignements sont priées de composer le 021 644 44 44.

Ludovic Pillonel