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Une année charnière pour DEPsys

3 février 2015

La start-up basée à Y-Parc est dans la course au financement. Le but? Commercialiser sa solution de gestion de réseau électrique à distance à la fin de l’année 2016.

L’équipe de DEPsys, avec, de g. à dr.: Romain Bornet, responsable logiciel, Simon Kissling, responsable mandats, Michael De Vivo, directeur général, Guillaume Besson, directeur opérationnel et Joël Jaton, directeur technique. © Nadine Jacquet

L’équipe de DEPsys, avec, de g. à dr.: Romain Bornet, responsable logiciel, Simon Kissling, responsable mandats, Michael De Vivo, directeur général, Guillaume Besson, directeur opérationnel et Joël Jaton, directeur technique.

Le recours aux énergies renouvelables n’est pas sans conséquence sur la distribution de l’électricité. Composé d’installations vieillissantes dotées d’une grande capacité de production, à l’image des centrales nucléaires et des barrages hydroélectriques, le réseau est connecté à un nombre croissant de panneaux photovoltaïques et autres sources d’énergie de moindre taille (éolienne et biomasse, pour ne citer qu’elles). Autant de nouvelles ramifications sur lesquelles les grands distributeurs ne disposent ni d’outil de visualisation, ni de contrôle. Ce manque d’informations en temps réel génère des problèmes.

«Le seul moyen de détecter une panne est, par exemple, l’appel d’un consommateur. Une fois sur les lieux, sa localisation peut prendre du temps», relève Michael De Vivo, directeur général de DEPsys. La solution GridEye, que la start-up espère finaliser cette année, a été conçue pour éviter ce type de désagrément par le biais de boîtiers électroniques avec logiciels intelligents installés en divers points du réseau et contrôlés à distance. Ils mesurent, analysent et actionnent des éléments actifs afin d’assurer la stabilité de la ligne électrique.

Fondé par trois amis étudiants à la Haute école d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIGVD), DEPsys -de l’anglais Development of Power Electronics Systems– a reçu la bourse de la haute école destinée aux start-up en 2012. En phase pilote avec le Service des énergies d’Yverdon-les-Bains et Romande Energie, elle a quitté le campus de la HEIG-VD pour l’incubateur d’Y-Parc au début de l’année dernière.

«Nous nous autofinançons totalement grâce, notamment, à des mandats industriels dans la conception d’équipements électroniques, mais l’idée est de réduire progressivement cette activité pour nous orienter à 100% dans l’innovation », précise Michael De Vivo, qui, à l’image de ses compagnons d’aventure, ne compte pas ses heures pour développer la jeune société.

Afin de démarrer la production industrielle de la solution GridEye fin 2016, ces entrepreneurs en herbe auraient besoin de 1,3 million de francs. «Nous sommes à la recherche de deux ou trois gros investisseurs. Des discussions sont en cours», déclare Michael De Vivo.

Ludovic Pillonel