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Une cinquième couronne pour l’indétrônable roi de Suisse du Mx2

27 août 2018 | Edition N°2318

Killian Auberson a, une fois de plus, été titré champion de Suisse en 250, au terme du rendez-vous de Mannens (FR), samedi. A 26 ans, le pilote d’Epautheyres ambitionne de passer toute la saison prochaine aux Etats-Unis.

Il en a presque rendu l’exploit banal. A 26 ans, Killian Auberson a remporté pour la cinquième reprise, après 2011, 2013, 2014 et 2017, le titre de champion de Suisse de motocross dans la catégorie MX2. A chaque fois qu’il roule toute l’année sur le circuit national, sa domination confine à l’excellence.

Samedi, avant de prendre le départ de la dernière étape de l’année, le pilote d’Epautheyres – alors 46 points d’avance sur son second, le Liechtensteinois Luca Bruggmann, qui pouvait en inscrire au mieux 50 – était quasi certain de terminer la journée en posant pour la photo avec la célèbre plaque rouge floquée du n° 1 dans les mains. Ça n’a pas manqué. «Ce titre prouve que je travaille bien, que les effort paient sur la durée», souligne le vainqueur, terriblement régulier durant tout l’exercice. N’a-t-il pas remporté six des huit motocross, dont onze des seize manches, au programme du circuit helvétique? «En ce sens, on peut vraiment dire que j’ai connu une meilleure année que la précédente.»

Bris de chaîne

Il y a pourtant bien eu un peu de suspense sur la piste de Mannens, dans le canton de Fribourg. Car Killian Auberson a connu son seul abandon de la saison en première manche, quand sa chaîne a cassé alors qu’il occupait la tête de course. Un coup du sort qui a permis à son dauphin au général de réduire l’écart à 21 points. Des circonstances qui ont poussé le pilote KTM à rouler avec prudence lors de la seconde manche, afin d’être certain de franchir la ligne d’arrivée. Ce qu’il a fait en terminant 2e, bouclant le championnat avec un matelas de 18 unités «Je n’ai pas pris trop de risques, j’ai bien su gérer la course.»

Sûr de sa force, Killian Auberson s’est également élancé dans la catégorie MX Open, ce qui l’a contraint à prendre part à quatre départs samedi, dont à chaque fois deux à la suite. «Cela faisait un moment que j’avais envie d’essayer, afin de tester mes limites physiques et ma capacité de rouler en 450», raconte celui pour qui l’essai s’est avéré concluant, puisqu’il a enlevé la première manche. Plus fatigué en fin de journée, il a fini 6e de la seconde – pour un 3e rang général à Mannens –, dans une classe qu’il avait délaissée il y a quelques années, s’y sentant moins à l’aise qu’en MX2.

Le rêve américain, encore

Et les rendez-vous importants vont continuer à s’enchaîner. Ce week-end, il prendra le guidon dans le cadre du championnat de France de supercross en extérieur, dont il est en tête après deux étapes. Tout ceci, dans un but précis: trouver une place fixe aux Etats-Unis en 2019. Habitué à arpenter le circuit de supercross américain durant l’hiver, il aimerait cette fois pouvoir y terminer la saison, puis enchaîner avec celle de motocross. «Réaliser de bons résultats en France, où le championnat est le meilleur d’Europe dans la discipline, peut m’aider à convaincre un team américain de m’accueillir», estime celui qui, chaque année, utilise les montants remportés en Suisse pour vivre sa passion quelque temps outre-Atlantique. Car tout est question de coûts, avant tout.

Killian Auberson a, ainsi, tout intérêt à briller en cette fin d’année en Europe, puis dès janvier en Amérique, pour gagner le droit d’y demeurer.

Manuel Gremion