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Une reprise des activités mitigée

27 avril 2020 | Edition N°2724

Orbe – Ce lundi marque la première étape du déconfinement. Mais pour les commerçants, bien des interrogations demeurent.

Maria Di Giacomo tient depuis 20 ans le salon MZ Coiffure à Orbe. Elle a activement préparé sa réouverture, qui a lieu aujourd’hui pour sa profession, ainsi que pour les services de soin à la personne, les fleuristes, les jardineries et les magasins de bricolage. Les autres commerces ouvriront le 11 mai.

Si la coiffeuse ne peut s’occuper que d’un seul client à la fois, elle doit également prendre le temps de désinfecter les lieux entre chaque rendez-vous, s’assurer d’avoir des peignoirs lavables à 60 degrés et se protéger en portant un masque, une protection obligatoire aussi pour ses clients. «J’aurais souhaité pouvoir m’appuyer sur des directives précises en lien avec ma profession, déplore Maria Di Giacomo. On n’a reçu que des mesures générales du Conseil fédéral. J’ai le sentiment de naviguer à vue.»

L’organisation faîtière CoiffureSuisse n’a pas encore pu établir de dialogue avec les autorités fédérales, comme l’indique Béatrice Marro, responsable pour la section Vaud: «Nous sommes contents de pouvoir reprendre notre travail, mais la plupart d’entre nous avons la boule au ventre à cause du manque de directives.»

Touchée par le soutien des clients

Grâce aux livraisons quotidiennes, de nombreux fleuristes ont pu maintenir une certaine activité pendant la fermeture de leur boutique, à l’instar de Sandrine Paccaud-Quinclet, patronne d’Ozidées Fleurs. À l’heure de la réouverture, elle est confiante, les mesures de sécurité étant assez simples à mettre en place. «La période de la Fête des mères approchant, je me suis assurée de pouvoir proposer un large choix à ma clientèle», explique-t-elle. Ce qui l’a le plus touchée, ce sont les nombreux messages de soutien qu’elle a reçus: «Je me souviens de la dernière journée avant la fermeture. Ça a été difficile, mais aussi chargé en émotions grâce à la gentillesse des habitants d’Orbe.» Un soutien aussi perçu du côté des autorités communales, disponibles pour répondre aux questions des commerçants.

Des membres de la police cantonale du commerce rendent d’ailleurs visite à ceux qui rouvrent aujourd’hui. Pour réprimer? «Je préfère parler d’accompagnement, annonce Mary-Claude Chevalier, municipale chargée de la Sécurité publique. Il s’agit avant tout d’aider à mettre en place les mesures édictées.» Elle reconnaît cependant que la gestion de cette première phase du déconfinement a été rendue difficile par des délais extrêmement courts.

Natasha Hathaway

Rédaction