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Violaine Murugan habille sa passion

31 décembre 2015

Danse sportive – La Chavornaysane de 26 ans, spécialiste de danses latines, a créé sa propre marque de vêtements de sports artistiques il y a un peu plus d’une année.

Petit florilège des créations de Violaine Murugan, la danseuse latine, en pleine démonstration. Elle porte ici deux tenues de compétition. © Michel Duperrex

Petit florilège des créations de Violaine Murugan, la danseuse latine, en pleine démonstration. Elle porte ici deux tenues de compétition.

La reine du bal est celle qui attire tous les regards. La maxime vaut aussi en compétition. «L’apparence compte beaucoup dans les sports artistiques. Sur la piste, le but est de se faire voir!» Violaine Murugan sait de quoi elle parle. La danseuse s’est forgé, à 26 ans, un joli palmarès bardé de titres nationaux en hiphop et en danses latines, ses spécialités. Depuis un peu plus d’une année, elle a décidé d’habiller sa passion, en créant des tenues d’entraînement et de compétition. Strass et paillettes de rigueur.

Enfant, la Chavornaysane dessinait les vêtements qu’elle souhaitait porter. Sa maman, amatrice de couture, les réalisait. En pratiquant la danse sportive, le goût pour la mode de Violaine Murugan s’est développé. Après avoir décroché son bachelor en sport, elle a passé une année dans une école de stylisme, afin de peaufiner ses connaissances dans le domaine. «Les danseuses et danseurs suisses doivent commander leurs tenues à l’étranger, car il n’y a rien chez nous. Alors, je me suis dit pourquoi ne pas faire des robes de compétition?»

Depuis ses débuts, en automne 2014, la Nord-Vaudoise aux origines mauricienne et italienne a écoulé une vingtaine de tenues, faites pour les concours ou, plus sobres et moins onéreuses, pour l’entraînement. Les réalisations de Violaine Murugan se font connaître, peu à peu, dans le milieu. «La meilleure vitrine, c’est la piste de danse.» C’est là que ses créations, floquées d’un logo en forme de diamant, où apparaissent les initiales VM (voir photo), doivent être remarquées. Il faut habiller ceux qui gagnent. La marque la plus réputée est celle qui habille les champions du monde.

Petit florilège des créations de Violaine Murugan, la danseuse latine, en pleine démonstration. Elle porte ici deux tenues de compétition. © Michel Duperrex

Petit florilège des créations de Violaine Murugan, la danseuse latine, en pleine démonstration. Elle porte ici deux tenues de compétition.

Violaine Murugan réalise ses robes sur mesure, à la main, collant pierre par pierre (il faut que ça brille!), achetant ses tissus en Autriche ou à Paris. L’habit doit être à la fois élégant et adapté à la pratique de la discipline. «Je m’adapte à la demande de mes clientes, et j’y mets ma touche personnelle, raconte-t-elle. J’essaie d’apporter de l’originalité, afin de me démarquer. C’est un milieu où je peux me permettre de faire parler ma créativité, où je peux amener de la fantaisie.»

Professeur de danse à Yverdon-les-Bains, à Ballaigues et à l’Université de Lausanne, où elle donne des cours aux étudiants en sport, elle a, avec la création de tenues, trouvé un moyen de concilier ses deux passions. «Je vis encore chez ma maman. C’est le bon moment pour tenter de me lancer», souligne celle qui rêverait de faire carrière dans le milieu. Violaine Murugan ne se confine pas uniquement au milieu de la danse pure et dure. Celle qui se plaît, aussi, à personnaliser des baskets a déjà confectionné des justaucorps pour le twirling ou la gymnastique. Des disciplines qui doivent lui permettre d’élargir son horizon et de toucher plus de monde: bien que vierge, le marché de la danse sportive, en Suisse, est restreint. «J’aimerais également faire des tenues pour le patinage artistique», confie-t-elle… histoire de se faire voir!

Manuel Gremion