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Yverdon et Collesano, bien plus qu’une amitié
Jean-Daniel Carrard (à g.), municipal très attaché au village sicilien, inaugure le chemin de Collesano en compagnie des syndics des deux communes amies, Giovanni Meli et Pierre Dessemontet. © Michel Duperrex

Yverdon et Collesano, bien plus qu’une amitié

12 mai 2022

Le chemin de Collesano a été inauguré samedi dernier. Une reconnaissance très appréciée des nombreux Siciliens originaires de ce petit village ayant émigré à Yverdon.

Un lien spécial unit Yverdon-les-Bains et Collesano, petit village de montagne situé au nord de la Sicile. Si spécial, que le chemin de Collesano, qui célèbre l’amitié qu’entretiennent les deux communes, aura carrément eu droit à deux inaugurations! Si la première, en juin 2021, avait dû se tenir en petit comité à cause de la pandémie, la fête organisée samedi dernier, en revanche, a pu réunir tout le monde, dont le syndic de Collesano, Giovanni Meli, qui n’avait pu être «présent» qu’en appel visio l’année passée.

Giuseppe Alfonzo, conseiller communal yverdonnois originaire de Collesano, l’assure: la célébration a été belle. «C’était magnifique, explique celui qui est aussi le président de l’Amicale dei Collesanesi. C’est une fierté pour nous tous, 37 ans après la création de notre Amicale, ici à Yverdon.»

La capitale du Nord vaudois et le village sicilien ont signé une charte d’amitié en 2004. Depuis, Collesano a déjà renommé une «piazzetta» en l’honneur d’Yverdon, en 2017. Il était donc logique que la Cité thermale lui rende la pareille.

Aujourd’hui, une centaine de familles originaires du village sicilien habitent encore dans le Nord vaudois. Lors du pic de l’immigration italienne, dans les années 80, ce chiffre montait à près de 500!

Et Giuseppe Alfonzo d’ajouter: «C’est une grande reconnaissance. J’ai pu discuter avec le syndic de Collesano, Giovanni Meli. Il était très ému. Après tant d’années d’échanges, ce n’est plus seulement une question de charte d’amitié entre un village et une ville. Un véritable lien, une amitié personnelle s’est tissée entre les représentants des deux communes.»

Massimo Greco