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Le rêve amazone a pris forme en Californie

8 février 2017 | Edition N°1930

Raid – Les Nord-Vaudoises Janick Chauveau et Pascale Willenegger, associées à la Fribourgeoise Sandy Bachmann, ont vécu une aventure sportive incroyable.

Pascale Willenegger (à droite) et Jannick Chauveau (à gauche) en plein effort. ©Nicolas Souyris / Mike Magnin / Raid Amazones

Pascale Willenegger (à droite) et Jannick Chauveau (à gauche) en plein effort.

Elles n’étaient pas forcément à l’aise, au quatrième jour d’aventure, à l’heure de prendre place dans leur canoë à trois. La seule triplette suisse du 15e Raid Amazones craignait particulièrement cette épreuve. Avant de se rendre en Californie, le trio avait eu toutes les peines du monde à s’acclimater à ce nouvel engin. Finalement, pour ces adeptes de la course à pied, la descente de la rivière, comme l’entier de l’aventure, fut une réussite totale : «On s’est entraînées des heures durant sur notre lac de Neuchâtel, et on n’avançait pas ! Etonnamment, c’est dans cette discipline que nous avons effectué la meilleure performance, mais on ne sait toujours pas comment !» Les Nord-Vaudoises Janick Chauveau et Pascale Willenegger, ainsi que la Fribourgeoise Sandy Bachmann, ont vécu, en novembre dernier, une semaine qu’elles n’oublieront pas de sitôt.

Trek, VTT, canoë, chasse au trésor, triathlon avec course d’orientation et trail étaient au programme du Raid Amazones 2016, qui s’est déroulé en Californie. ©Nicolas Souyris / Mike Magnin / Raid Amazones

Trek, VTT, canoë, chasse au trésor, triathlon avec course d’orientation et trail étaient au programme du Raid Amazones 2016, qui s’est déroulé en Californie.

Les passionnées de sport sont revenues de ce raid réservé aux femmes des étoiles plein les yeux. Les souvenirs sont nombreux, pour ces amies qui rêvaient, depuis plusieurs années déjà, de prendre part à cette folle aventure qui regroupe six disciplines en plein air. «Sandy, qui revenait du Canada, nous a parlé du concept. Cette année, aux Etats-Unis, la destination était idéale et j’étais prête à y aller. J’ai annoncé à mes camarades que je m’y rendrais coûte que coûte, avec ou sans elles», raconte Pascale Willenegger. Déterminée, l’Yverdonnoise a très vite été rejointe par ses deux alliées, qui n’ont pas non plus hésité une seule seconde au moment de s’engager. «On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Malgré tout, nous nous sommes entraînées dur, pendant près de neuf mois», souligne Janick Chauveau.

Au milieu du désert

©Nicolas Souyris / Mike Magnin / Raid Amazones

©Nicolas Souyris / Mike Magnin / Raid Amazones

En enchaînant les journées très chargées, éprouvantes et fortes et émotions, l’habitante de Giez reconnaît qu’elle a souffert, elle qui a connu quelques pépins physiques durant son aventure, certainement causés par le stress et l’angoisse. Toutefois, la palme des petits ennuis revient à Pascale Willenegger, qui a vu sa pédale de vélo rendre l’âme au milieu du désert. «On me l’a réparée une première fois et, pensant que ça irait mieux, j’ai continué. Un instant après, elle est définitivement tombée. On a dû continuer à pied sur plusieurs kilomètres… », raconte celle qui, désormais, préfère en rigoler.

Au coeur d’un programme qui offrait des moments de découvertes chaque après-midi, le trio a vécu des moments inoubliables, dans une ambiance plus que conviviale et avec des rencontres qui resteront gravées. «Le staff est simplement fantastique. Rien n’est laissé au hasard. Tout comme l’ambiance : les filles s’entraident, s’encouragent. Tout le monde danse et chante !», se remémorent les deux nouvelles Amazones nord-vaudoises, tout en nostalgie.

En prenant part à ce raid, les aventurières avaient également la possibilité de soutenir une association de leur choix. Les mamans ont couru pour une bonne cause, celle de la Fondation Théodora, et se sont démêlées corps et âme pour trouver des sponsors et récolter des fonds.

Toute belle chose a une fin, et l’aventure américaine s’est terminée en apothéose, avec un trail de plus de 13 kilomètres dans le décor somptueux du Joshua Tree National Park. «Nous sommes passées dans des endroits interdits aux touristes, dans lesquels nous avons obtenu des autorisations spécifiques. Puis, l’arrivée, c’était magique. On décompresse et on réalise vraiment ce qu’on vient d’accomplir… Nous sommes des Amazones !»

 

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Loris Tschanz