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Collision peu banale au sud du lac

15 août 2016 | Edition N°1806

Yverdon-les-Bains – Une embarcation de plaisance et un bateau en service régulier de la LNM sont entrés en collision, vendredi dernier, au sud du lac. Le choc n’a pas fait de blessé, mais le voilier a subi d’importants dégâts.

Frappé de plein fouet, le petit voilier a subi des dégâts importants. ©Rachel Aubert

Frappé de plein fouet, le petit voilier a subi des dégâts importants.

Le petit voilier en bois est recouvert par sa voile blanche encore attachée au mât brisé, comme caché par un linceul. Sa rencontre avec Idée suisse, un bateau en service régulier de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat (LNM), lui a été fatale, vendredi après-midi, lors d’un voyage au sud du lac de Neuchâtel.

Bien que le voilier, qui avait quitté le port de Grandson pour prendre la direction d’Yvonand, soit dans un très mauvais état, ses deux passagers n’ont pas été blessés lors de l’accident. «Ils ne souffrent que de très légères égratignures, rien de grave», précise Arnold Poot, du service de presse de la Gendamerie cantonale. Et de préciser : «Les deux occupants ont été raccompagnés jusqu’à leur port d’attache, à Chevroux, par la Gendarmerie. Le bateau accidenté a, lui, pu être tracté dans la Thièle par Idée suisse, avant d’être sorti de l’eau en fin d’après-midi.

Idée suisse était prioritaire

L’embarcation a pu être tractée jusque dans la Thièle, avant d’être sortie de l’eau. ©Muriel Aubert

L’embarcation a pu être tractée jusque dans la Thièle, avant d’être sortie de l’eau.

Quant aux circonstances de l’accident, elles ne s’expliquent que par le fait que les navigateurs ne se sont pas vus. «Le capitaine de l’Idée suisse était prioritaire. Ça ne veut, bien sûr, pas dire qu’il ne doit pas faire attention, mais il n’y pouvait rien», défend le directeur de la LNM, Jean-Jacques Wenger, en précisant que le test d’alcoolémie effectué sur son équipage s’est relevé être négatif. Tout comme celui des occupants du voilier, d’ailleurs.

«Lorsqu’on navigue, on doit vraiment se méfier de tout. On ne voit pas ce qui se passe derrière ses voiles et si on ne vérifie pas fréquemment, il peut arriver des choses incroyables en quelques minutes», regrette Jean-Jacques Wenger, en précisant que son capitaine est «malheureux» de ce qui s’est passé. «Il a travaillé au Service d’incendie et de secours de la Ville de Neuchâtel. C’est quelqu’un de vigilant, qui connaît les mesures de sécurité sur le bout des doigts», ajoute le directeur en place depuis onze ans, pour qui cet accident est le seul de sa carrière.

Quant au bateau en service régulier, il n’a pas subi de dégât et a pu reprendre sa course avec une vingtaine de minutes de retard, une fois le constat établi par la police. «Nous n’avons malheureusement pas pu accoster à Grandson et à Concise pour rattraper le retard. Les clients ont été invités à faire le trajet gratuitement en train», conclut le directeur Jean-Jacques Wenger.

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Muriel Aubert