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Lionel Schwander, ça déménage!
Lionel Schwander lors de l'European Open de Malaga. ©SJV/Paco Lozano

Lionel Schwander, ça déménage!

4 novembre 2021 | Edition N°3075

Judo - Lionel Schwander part s’installer à Macolin, où la fédération suisse espère reformer un pôle avec les meilleurs athlètes du pays. Les changements sont nombreux pour le judoka de Cheseaux-Noréaz, qui avait jusque-là tout «à domicile».

Des conditions idéales à deux pas de chez lui: l’ouverture du Centre national de performance (CNP) à Yverdon, fin 2019, était une véritable aubaine pour Lionel Schwander. Mais deux ans plus tard, la situation a quelque peu changé: le projet Sports 5 – où le CNP, provisoirement installé dans les anciennes usines Leclanché, devait prendre ses quartiers – est au point mort depuis le retrait de son principal investisseur et, surtout, la Fédération suisse de judo s’apprête à faire son grand retour à Macolin, qu’elle avait quitté il y a plus de dix ans. Le 5e rang de Fabienne Kocher aux Jeux olympiques de Tokyo, chez les -52 kg, a en effet permis à la discipline de remonter dans la classification de Swiss Olympics.

Lionel Schwander a donc décidé de répondre positivement à la proposition de la faîtière et de partir vivre sur les hauteurs bernoises dès le 1er décembre. «Honnêtement, pour l’instant, tout ce que j’ai vu, c’est une photo de la chambre de la maison dans laquelle j’habiterai… Je ne sais même pas encore vraiment quels coaches s’occuperont de nous. Mais nous aurons tout sur place: le dojo, le médecin, le fitness. On pourra profiter de nombreux avantages au niveau des infrastructures et financiers», souligne celui qui fera également partie de l’équipe nationale.

Après s’être consacré uniquement au judo durant une longue période – tout en donnant cependant un coup de main dans l’exploitation familiale –, le sportif de 23 ans reprendra une activité dans les prochains mois. «J’ai été présélectionné pour intégrer l’armée pour les sportifs d’élite. Et si je ne suis pas définitivement admis, je débuterai les cours à la Haute école fédérale de sport à Macolin à la rentrée prochaine.»

«Cela va me faire bizarre, car jusqu’ici, j’avais tout à cinq minutes de chez moi.»

Le sportif de Cheseaux-Noréaz avait initialement prévu d’entrer à l’école d’ingénieurs à Yverdon cette année, mais en recevant son horaire, il s’est rendu compte que celui-ci ne lui laisserait pas suffisamment de temps pour se consacrer au judo. «J’avais peur qu’en essayant de faire les deux en parallèle, j’échoue tant dans mes études que dans mes objectifs sportifs», relève-t-il.

Lionel Schwander a donc fait le choix de partir pour mettre toutes les chances de son côté afin de participer aux Jeux olympiques de Paris, qui auront lieu en 2024, et dont les sélections débuteront l’été prochain. «C’est un gros changement, et je suis un peu angoissé, admet celui qui vit actuellement dans la ferme familiale. Cela va me faire bizarre, car jusqu’ici, j’avais tout à cinq minutes de chez moi. Mais mes potes de judo commencent de toute façon à se dispatcher aussi. Il y en a de moins en moins qui habitent dans la région, mais on se retrouve lors des entraînements en club. C’est pour ça que j’aimerais pouvoir continuer d’y passer une fois par semaine.»

Le Nord-Vaudois devrait en outre revenir s’entraîner au Centre national de performance d’Yverdon trois soirs par semaine. Un programme chargé, mais Lionel Schwander sait qu’il aura fort à faire pour progresser dans la hiérarchie mondiale et être de la partie en France dans un peu plus de deux ans.

Muriel Ambühl