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Adrian Alvarez a découvert un club au niveau de ses attentes

18 mai 2017 | Edition N°1999
Adrian Alvarez a rejoint le FC Bavois durant la pause hivernale ; un club qui lui a permis de débuter sa reconversion. ©Michel Duvoisin

Adrian Alvarez a rejoint le FC Bavois durant la pause hivernale ; un club qui lui a permis de débuter sa reconversion.

Football – Promotion League – Arrivé durant la trêve au FC Bavois, l’ancien ailier du Lausanne-Sport et du Mont se sent comme chez lui aux Peupliers. Le joueur de 25 ans aura à cœur de permettre au club qui l’a rapidement adopté de sauver sa place au troisième échelon national, samedi à domicile, face à Old Boys Bâle.

Il y a trois mois, Adrian Alvarez quittait la Suède pour répondre à l’appel du FC Bavois, un club désireux à la fois de sauver sa place en Promotion League et de rajeunir son effectif. Histoire également de penser à demain. Une petite surprise, tant l’ailier droit semblait se plaire au Vasteras SK (troisième division suédoise), où il a passé sept mois. Il n’a jamais regretté son choix, «Alva», mais il lui est arrivé de se demander si son destin aurait vraiment dû le mener aux Peupliers, lui qui avait commencé à se faire un nom en Scandinavie. «Trois mois après mon arrivée, je pense que je peux répondre à cette question», lance le footballeur de 25 ans avec un immense sourire. Un sourire qui pourrait même ne plus le quitter, si les Bavoisans venaient à sauver leur peau samedi (début du match à 16h) à la maison, face à Old Boys.

«On va aller le chercher, notre maintien. On est hyper motivés à le valider à domicile. Si cela devait attendre notre dernier match, à Brühl, ce serait génial aussi. Mais, disons qu’on préférerait faire la fête ici plutôt qu’à l’autre bout de la Suisse», lâche l’ancien joueur du LS et du Mont, notamment, qui ne cache pas que le retour en car après la victoire vitale obtenue à Tuggen, le week-end dernier, a déjà réservé son lot de célébrations.

Si Adrian Alvarez se montre aussi inspiré dans deux jours qu’il l’a été face à la lanterne rouge samedi dernier, où il a inscrit le 1-0, alors Bavois aura déjà fait un grand pas dans la bonne direction. Il faut dire que le troisième échelon national permet au vif attaquant de largement pouvoir exprimer l’intégralité de ses compétences : «La confiance que m’accorde Bekim Uka, qui a été un grand attaquant, m’aide beaucoup dans cette optique. Tous les entraîneurs que j’ai côtoyés m’ont permis de m’améliorer. Mais, avec Bekim, c’est différent. Il sait vraiment mettre un joueur en confiance. Avec lui, pas de paroles en l’air. Tout ce qu’il dit, il l’applique. Son discours ? Utilise ton couloir et fais ce que tu sais faire !» Preuve d’une relation qui se passe on ne peut mieux entre les deux hommes, le technicien bavoisan a permis au grand frère d’Estefan Alvarez (lui aussi ailier, mais à La Sarraz-Eclépens) de disputer toutes les rencontres depuis son arrivée, mis à part les deux confrontations qu’il a manquées à cause d’une blessure contractée face à United Zurich. Avec ses trois réussites et sa volonté permanente d’aller de l’avant, l’aîné de la fratrie le lui rend bien.

 

Prêt à rempiler

 

«Cette volonté, c’est une qualité qu’on me prête volontiers -à commencer par Jean- Michel Viquerat, le président du club- et dont je suis fier.» La rencontre avec le boss du FCB, qui l’emploie dans son entreprise, aux mêmes titres que plusieurs joueurs du club, a fait beaucoup dans l’intégration d’Adrian Alvarez au sein de l’effectif nord-vaudois. «C’est un homme génial, qui nous prête volontiers sa confiance pour autant qu’on ne cherche pas à se moquer de lui. Il fait beaucoup pour le club et si, aujourd’hui, je m’y sens aussi bien, il en est l’un des principaux responsables, en plus de l’esprit formidable qui règne dans le vestiaire. D’ailleurs, à moins que ne tombe l’offre de mes rêves, je lui ai déjà confirmé que je serai Bavoisan la saison prochaine.»

Lucide, celui qui a fait ses premiers pas sur un terrain à Echandens l’a toujours été. Lui qui met un point d’honneur à ne pas se reposer professionnellement uniquement sur le football, même s’il aurait pu choisir cette voie, sait que le contrat de ses rêves est sans doute derrière. «Aller en Challenge League pour toucher à peine de quoi vivre, non merci ! Le foot, à 35 ans maximum, ce sera fini, et je n’ai pas le niveau pour gagner un salaire qui me permettrait de ne pas penser à ce qui viendra après.»

La tête sur les épaules, Adrien Alvarez a trouvé à Bavois un club à la hauteur de ses ambitions : ni extravagantes, ni trop mesurées.

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Florian Vaney