Logo
Approbation pour la prison
Chacune des nouvelles constructions sur le site fait l’objet d’un projet d’architecture à part entière. Pour la prison des Grands-Marais, un projet a déjà été primé.  SPEN/hootsmans-hildebrand

Approbation pour la prison

15 juillet 2025 | Textes: Com. / Maude Benoit
Edition N°3978

Le plan d’affectation cantonal Pôle pénitentiaire du Nord vaudois a été approuvé par les services cantonaux concernés en date du 8 juillet 2025. Il entrera en vigueur à la fin du délai de recours de 30 jours.

Un pas de plus a été franchi dans le projet d’agrandissement du Pôle pénitentiaire du Nord vaudois (PPNV), qui comprend actuellement les établissements de détention de La Croisée et des établissements de la plaine de l’Orbe (EPO). Confronté à l’urgence de répondre aux enjeux de la surpopulation carcérale, le Canton a imaginé un projet d’agrandissement du PPNV. Mais pour le réaliser, il fallait d’abord modifier la zone à bâtir du site.

Dès lors, le plan d’affectation cantonal (PAC), mis sur pied par la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) et la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP), en collaboration avec le Service pénitentiaire (SPEN) ainsi que les communes d’Orbe et de Valeyres-sous-Rances, a été approuvé par le Département des finances, du territoire et des sports (DFTS) en date du 8 juillet 2025.

Ce PAC entrera en vigueur au terme du délai de recours de 30 jours qui a débuté le 11 juillet 2025. Les futures constructions et installations prévues dans le cadre de l’extension du PPNV feront ultérieurement l’objet de mises à l’enquête publique dans le cadre des procédures classiques d’obtention de permis de construire.

Nouveaux bâtiments et nouvelle mission

Le territoire concerné par les EPO, d’environ 400 ha (dont 340 en zone agricole) ne sera pas étendu. En revanche, les bâtiments existants (La Croisée et La Colonie) seront agrandis et de nouveaux bâtiments seront construits, comme le nouveau pénitencier des Grands-Marais.

L’agrandissement du site soutiendra concrètement la politique de réinsertion du SPEN avec des espaces collectifs et des ateliers pensés pour être plus proches de la réalité du monde du travail et des besoins du marché. À noter que la sécurité générale sur l’ensemble du site et de son environnement proche sera renforcée.

En quelques chiffres

Actuellement, le site héberge plus de 550 détenus et plus de 350 collaborateurs. Le PAC permettra la création d’un peu moins de 530 places de détention supplémentaires, soit un peu plus de 1100 places au total. De plus, environ 600 postes de collaborateurs supplémentaires seront créés, soit environ 1000 postes au total.

Pour gérer tout ce beau monde, le PAC visera par ailleurs à améliorer l’accessibilité au site pour les visiteurs et les collaborateurs, à renforcer la sécurité du site, y compris sur le domaine agricole, et à organiser les différents flux (visiteurs, collaborateurs, service, sécurité, etc.).

Sans oublier que le PAC prend en compte des aspects de mobilité en termes d’accès routiers et de stationnement, ainsi que des considérations liées à l’environnement.

De belles opportunités

«L’impact sur la commune ne sera pas énorme, commente Mary-Claude Chevalier, syndique d’Orbe. Elle ajoute même que c’est plutôt rassurant de savoir que les lieux, construits dès les années 1930, vont être modernisés.

De plus, toujours selon la syndique, ces aménagements sont porteurs d’opportunités pour la commune, avec notamment la création d’emplois qui seront peut-être une aubaine pour les Urbigènes ou pour de potentiels nouveaux habitants. À noter que l’aménagement du chemin des Pâquerets qui traverse les EPO et qui mène à la STEP sera rénové par le Canton. De plus, cette proximité entre la STEP et les EPO donne l’opportunité d’imaginer des synergies énergétiques, notamment en termes de récupération de chaleur.


Une situation de stress qui dure

Depuis près d’un quart de siècle, le canton de Vaud fait face à une problématique de surpopulation carcérale. À tel point que ce projet d’agrandissement a été identifié dans le plan directeur cantonal comme «projet d’équipement public à incidence importante».

Sur le site des EPO qui dispose d’espaces de détention en régime fermé et ouvert en fonction des peines des détenus, c’est le régime fermé qui souffre actuellement d’une sous-dotation.

Le développement des infrastructures pénitentiaires du Nord vaudois doit donc, à terme, contribuer à réduire la situation de surpopulation carcérale. Rappelons que cette planification est d’autant plus importante que la fermeture du site de Bois-Mermet, situé à Lausanne, est annoncée pour les prochaines années.

Résumé de la politique de confidentialité

La Région S.A.s'engage à protéger votre vie privée. Contactez-nous si vous avez des questions ou des problèmes concernant l'utilisation de vos données personnelles et nous serons heureux de vous aider.
En utilisant ce site et / ou nos services, vous acceptez le traitement de vos données personnelles tel que décrit dans notre politique de confidentialité.

En savoir plus