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Aux Z’Ozios, ouvrez la porte au vrac

5 avril 2017 | Edition N°1970

Bofflens – Le village de 188 âmes accueille une nouvelle enseigne. Caroline Montandon et Magali Descombes, deux jeunes mamans, ont investi l’ancien collège pour y ouvrir un café, une boutique et une petite épicerie en vrac.

https://www.youtube.com/watch?v=rS2y162V4WQ

Magali Descombes, devant les produits concoctés par les tenancières. ©Michel Duperrex

Magali Descombes, devant les produits concoctés par les tenancières.

Les traces de peinture sur le parquet grinçant témoignent encore du passé des lieux. Ici, les cris de nombreux enfants ont retenti avant que quelques tables, des savons, des confitures, des farines et des graines investissent l’espace de l’ancien collège de Bofflens. Des palettes récupérées, des caisses de bois et des silos ont remplacé le pupitre et le tableau noir, pour créer une nouvelle ambiance cosy et intimiste.

En inaugurant Aux Z’Ozios, samedi, deux jeunes mamans, Caroline Montandon et Magali Descombes, se sont lancées dans l’aventure de la vente en vrac. Le concept ? Chacun apporte son propre contenant et se sert de la quantité qu’il désire. L’objectif est de diminuer les déchets ménagers quotidiens.

 

Privilégier l’artisanat local

Mais bien plus que la vente unique de produits sans emballage, elles désirent privilégier «l’artisanat local, avec un assortiment de qualité qui plaise au plus grand nombre. Nous ne sommes pas des extrémistes du zéro déchet». Elle assurent aussi que la plupart de produits proviennent de producteurs d’un rayon de vingt kilomètres à la ronde, et pour le café, «il est torréfié en Suisse».

 

Point de rencontre

Les bonbons sont un des nombreux produits disponibles en vrac. ©Michel Duperrex

Les bonbons sont un des nombreux produits disponibles en vrac.

Respectivement biologiste et technicienne en radiologie, Magali Descombes et Caroline Montandon se sont rencontrées dans la cour de l’école, en accompagnant leurs deux enfants de 4 et 6 ans.

L’idée a germé l’automne passé dans l’esprit des deux artisanes, avant de commencer à prendre forme en février. «Nous voulions avoir un lieu pour proposer nos produits artisanaux. Ensuite, puisqu’il ne reste qu’une mercerie dans le village, nous avons eu l’idée de créer un endroit où les villageois pouvaient se réunir autour d’un café. L’épicerie s’est ajoutée tout naturellement au projet », raconte Magali Descombes, qui confectionne confitures, sirops et conserves. Quant à Caroline Montandon, elle prépare des produits cosmétiques et des savons.

 

«Un prix juste»

Caroline Montandon explique comment fonctionnent les silos utilisés pour conserver les produits en vrac. ©Michel Duperrex

Caroline Montandon explique comment fonctionnent les silos utilisés pour conserver les produits en vrac.

Instinctivement, il y a cette idée que les prix doivent forcément être inférieurs, puisqu’il n’y pas de frais d’emballage. «Les prix de vente sont un compromis entre un prix juste pour les producteurs et un prix abordable pour les clients», explique Caroline Montandon.

Et qu’en pense une Z’Ozi (le sobriquet des habitants de Bofflens), de passage ce matin-là ? «Je suis enchantée par ce genre de démarche, qui va dans le sens d’un souci de l’écologie. Presque tous les commerces ont disparu dans le village. C’est un beau point de rencontre pour nous tous», avance Nathalie Berthoud, qui repart avec une demi douzaine d’oeufs sous le bras.

Bayron Schwyn

Rédaction