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Un avion yverdonnois s’est écrasé

18 avril 2017 | Edition N°1977

Portugal – Immatriculé au nom de l’entreprise Symbios Orthopédie S.A., implantée à Y-Parc, fondée par le Français Jean Plé et actuellement dirigée par lui et par son fils, le bimoteur s’est écrasé sur un entrepôt, faisant cinq victimes.

C’est un appareil de ce type qui s’est écrasé au Portugal, hier. ©D. Ramey Logan

C’est un appareil de ce type qui s’est écrasé au Portugal, hier.

Un avion de tourisme s’est écrasé, hier, sur l’entrepôt d’une succursale Lidl près d’un aérodrome de la région de Lisbonne, provoquant la mort de ses quatre occupants, «trois Français et un Suisse, ainsi que d’un Portugais qui se trouvait sur les lieux», ont annoncé les services de secours.

L’avion en question, un bimoteur de type Piper PA31T Cheyenne II, immatriculé à Yverdon-les-Bains, mais basé sur l’aérodrome de Lausanne, avait quitté la Blécherette pour Marseille, vendredi dernier. Après son passage dans les Bouches-du-Rhône, il avait immédiatement fait route vers Cascais, sur la côte atlantique du Portugal, pour y atterrir. Les raisons exactes du voyage restent pour l’instant encore floues.

Au moment d’effectuer le chemin inverse entre la région de Lisbonne et la Suisse, via le Sud de la France, l’appareil a connu un problème et a, selon les premiers témoignages recueillis par les médias portugais sur place, explosé en vol avant de s’écraser sur l’entrepôt d’un supermarché de la banlieue de la capitale lusitanienne.

Renseignements pris, l’appareil était enregistré au nom de l’entreprise Symbios Orthopédie S.A., une des plus importantes implantées au parc technologique yverdonnois YParc, spécialisée dans la fabrication de prothèses orthopédiques. A l’heure de mettre sous presse, l’identité des quatre personnes qui se trouvaient à bord n’avait pas encore été confirmée par une source officielle.

 

Attendre les confirmations

 

Contacté hier en fin d’après-midi, le président de l’Air Club d’Yverdon-les-Bains, Georges Chevalley, de Senarclens, était sous le coup de l’émotion. Jonglant entre les rumeurs et les infos reçues de sources plus sûres, il se disait incapable, lui-même, de confirmer quoi que ce soit. «Comme souvent lorsque ce genre d’accident survient, on est assez vite au courant, on recoupe les informations, dans le milieu petit de l’aviation. Notamment, pour nous, par le biais de la personne qui est de piquet à l’aérodrome d’Yverdon-les- Bains.»

Vu l’immatriculation de l’avion, Georges Chevalley ne peut, évidemment, qu’évoquer l’entreprise Symbios Orthopédie S. A., et son patron, Jean Plé, qui pourrait avoir été aux commandes de l’appareil. «Si effectivement c’est lui qui pilotait, je suis attristé, en tant que président et passionné d’aviation, d’imaginer que mon prédécesseur au poste de président du club pourrait ne plus être.» Et d’évoquer «un homme très précis. Expérimenté et précis, comme il l’était d’ailleurs en tant que patron d’entreprise. Car dans ce rôle-là, pour être efficace, il faut de la rigueur. Maintenant, je le précise, comme lors de tout accident de ce genre, on attend des confirmations avant de s’exprimer.»

 

Sensibilisation

 

Georges Chevalley rappelle aussi combien de telles tragédies frappent les esprits. «Même s’il y a des affaires plus importantes, quand il y a ainsi quatre ou cinq morts dans un accident d’avion, ça prend très vite de l’ampleur, même si c’est l’un des moyens de transport les plus sûrs. On comprend très vite que des familles sont touchées, sont dans la peine. En tant que passionnés d’aviation nous-mêmes, on y est sensibilisés. Comme on a envie et besoin de savoir ce qui a été la cause de tels drames. Et nous devons parler de ces choses qui nous guettent et qui nous arrivent…»

P. W. /JPW

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Jean-Philippe Pressl-Wenger