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Bientôt l’ébauche de la nouvelle prison

22 juin 2018 | Edition N°2273

Orbe – Le Conseil d’Etat a demandé hier au Grand Conseil un crédit d’étude de douze millions de francs pour élaborer les plans du futur établissement des Grands-Marais.

Alors qu’elle ne pouvait que l’esquisser sommairement lorsqu’elle a présenté le futur bâtiment du Complexe pénitentiaire de la Plaine de l’Orbe (CPPO) en mars dernier, la conseillère d’Etat Béatrice Métraux pourrait bientôt tenir entre ses mains un plan précis et concret du projet baptisé Grands-Marais. Du moins si le Grand Conseil accepte la demande de crédit de douze millions de francs sollicitée hier par le Conseil d’Etat.

Avec le projet des Grands-Marais, la conseillère d’Etat Béatrice Métraux et ses collègues du Gouvernement souhaitent charger le service pénitentiaire et le Sipal d’étudier la possibilité de concevoir une lieu modulaire. ©Duperrex-a

Un budget nécessaire, selon le Gouvernement, pour financer le concours d’architecture et le développement du projet lauréat jusqu’au début du chantier, ainsi que la rémunération de deux postes, l’un dédié à la conduite des travaux et l’autre à la coordination des infrastructures.

Toutefois, ce montant de douze millions est destiné uniquement à élaborer la première phase du projet global des Grands-Marais, budgeté, lui, à 279 millions de francs. En effet, la construction de ce nouveau bâtiment, situé au nord-ouest du pénitencier de Bochuz, se déroulera en deux étapes. La première, estimée à 186 millions de francs, permettra d’accueillir, à l’horizon 2025, quelque 216 détenus en exécution de peine privative de liberté, en exécution anticipée de peine et en détention avant jugement.

Première étape clé

«Ce crédit d’étude est une étape clé pour le projet, car, s’il est accepté par le Grand Conseil, il nous permettra de travailler, avec des mandataires externes, à l’élaboration d’un cahier des charges pour lancer le concours d’architecture, explique Philippe Pont, chef de service au sein du service immeubles, patrimoine et logistique (Sipal). C’est dans cette première étape que l’on va réfléchir au concept global de l’établissement.»

A l’heure actuelle, le seul élément concret demandé par le Gouvernement est de construire un bloc central avec les locaux dévolus à l’administration, au personnel, aux visites et au pôle médical, ainsi que les ateliers fournissant des services transversaux, comme la cuisine et la boulangerie. A ceci sera rattaché des annexes en «dents de peigne» qui abriteront des cellules.

D’autres «dents de peigne» seront ajoutées dans un deuxième temps, avec 194 places supplémentaires, pour un total de 410 détenus. «Pour cette seconde phase, le montant du crédit d’étude sera beaucoup plus léger, voire nul, puisque le projet aura déjà été pensé en vue d’une extension», précise Philippe Pont.

Cette étape clé ne pourra donc être lancée que lorsqu’une commission parlementaire aura étudié le dossier des Grands-Marais et que le Grand Conseil aura rendu sa décision, certainement dans le courant de l’automne. «En tout cas nous (ndlr: le Sipal), on est prêts à aller vite», conclut-il.

Christelle Maillard