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Braqueur de poste devant ses juges

1 juin 2018 | Edition N°2258

Yverdon-les-Bains – L’un des auteurs du brigandage commis le 2 août dernier à la poste d’Yvonand répond de ses actes. Son complice reste inconnu.

Domicilié à Grenoble depuis près de vingt ans, le jeune Congolais (Brazzaville) qui a comparu hier devant le Tribunal correctionnel de la Broye et du Nord vaudois venait de sortir d’un pénitencier français – il avait écopé de sept ans de prison pour une attaque à main armée – depuis à peine plus d’un mois lorsque, en compagnie d’un certain Salas, resté introuvable, il a attaqué la poste d’Yvonand.

Ce 2 août 2017, en tout début de matinée, ils menacent un premier employé, l’obligeant à entrer et à se coucher à même le sol, dans le hall. L’accusé portait un pistolet factice, et son complice un grand couteau de cuisine.

A son arrivée, une deuxième employée subit le même sort. Elle est ensuite contrainte à ouvrir les caisses. Alors que les braqueurs s’intéressent au coffre-fort, une troisième collaboratrice apparaît. Sa collège lui crie de courir. Elle comprend très vite (lire encadré dans notre édition papier).

Déstabilisés, les agresseurs prennent la fuite direction lac. L’énigmatique Salas aurait été vu traversant la Menthue, alors que l’accusé se terre dans la forêt lacustre. Il se fait arrêter au moment où il en sort. Dès la première audition, ce jeune Congolais de 27 ans donne une version qui, c’est rare, concorde en tout point avec celle des victimes.

L’audience n’a pas permis d’en savoir plus sur son complice, qu’il aurait rencontré l’avant-veille à la gare d’Yverdon-les-Bains. Il affirme être venu en Suisse non pas pour commettre un braquage, mais pour jouer au FC Baulmes.

Son attitude contrite – feinte ou sincère? – et ses excuses n’ont pas totalement convaincu les victimes. Il a toutefois admis les conclusions civiles, signant une reconnaissance de dette de près de 30 000 francs. Le procureur Stefan Johner a requis une peine de trois ans et demi de prison ferme. Le jugement sera rendu cet après-midi.

Isidore Raposo