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«C’est simplement une version du jeu de société un peu plus cool!»

24 octobre 2018 | Edition N°2359

Yverdon-les-Bains – La 15e Convention romande de jeux de figurines a eu lieu samedi à La Marive. L’occasion de plonger dans un monde fantaisiste et quelque peu déconcertant pour les novices.

Des centaines de minuscules créatures fantaisistes déployées dans des univers imaginaires aux détails particulièrement soignés. La vision qui étreignait le visiteur non averti qui se rendait à La Marive, samedi à Yverdon-les-Bains, était pour le moins déconcertante. Difficile, au premier abord, de s’immerger au cœur de la 15e édition de la Convention romande de jeux de figurines sans se sentir un peu décontenancé. «Tout ça, c’est simplement une version du jeu de société un peu plus cool», soulignait Yannick Humbert, président de l’association UniDé, organisatrice de la manifestation.

Toute une stratégie

Des batailles, des dés à lancer, de volumineuses compilations de règles et des «pions» particulièrement ouvragés: tous les ingrédients du jeu étaient en effet réunis. A la différence près que les participants étaient bien plus que de simples amateurs d’un divertissement de groupe. Chez les adeptes des jeux de figurines, on se plaît souvent autant à soigner l’apparence des petites créatures et les décors qu’à s’affronter lors de tournois.

Au fil des plateaux de jeux, inspirés pour la plupart des classiques de la science-fiction et de l’heroic fantasy, on pouvait déambuler au milieu des univers de Star Wars et du Seigneur des Anneaux, entre autres. Les joueurs – une cinquantaine pour cette 15e édition – s’affrontaient dans le calme, rivalisant d’imagination pour mettre en place la meilleure stratégie possible, afin de déployer leurs minuscules guerriers reproduits avec une infime précision.

«Quand on crée une armée, toutes les unités sont classées en fonction de leur rôle tactique», commentait Yannick Humbert, dévoilant le nombre de points attribués à chaque figurine et les subtilités du jeu. Au fil des tables, on pouvait ainsi observer des joueurs penchés sur leurs guerriers, calculant avec précision l’écart les séparant avant de poursuivre la partie.

Pour permettre aux visiteurs de capter toute la subtilité de l’exercice, les organisateurs avaient prévu des initiations. De quoi passer à la pratique et s’immerger dans un monde très codifié, qui peut opposer les joueurs pendant plusieurs heures d’affilée, sans pour autant qu’ils ne voient le temps passer.

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Deux Yverdonnois dans la marmite

Duncan Fucinos et Julien Graf. © Michel Duperrex

Respectivement président et secrétaire du comité du club yverdonnois de jeux de rôles, de plateau et de figurines Kass’Gob, Duncan Fucinos et Julien Graf  (de g. à dr. sur la photo) étaient évidemment de la partie, samedi. Le premier l’avoue d’emblée: «Je suis davantage un joueur qu’un peintre.» Il faut dire que le jeu, sous toutes ses formes, occupe une place prépondérante dans la vie de ce physiothérapeute: de société, de rôles ou de cartes, il les aime tous. Alors, lorsqu’il s’empare d’un pinceau, c’est qu’il n’a pas vraiment d’autre choix. Ses figurines, il préfère les acquérir déjà colorées ou confier le travail à d’autres.

Julien Graf, quant à lui, se passionne autant pour le côté ludique qu’artisanal: «C’est parfois plus facile de se mettre dans son coin pour peindre et bricoler que de réunir des gens pour jouer», note cet automaticien de profession. Passionné de dessin depuis toujours, le soin qu’il apporte à ses figurines lui permet de prolonger l’acte créateur: «Cela fait toujours plaisir quand on amène une table de jeu avec une armée bien faite et qu’on reçoit deux ou trois compliments», confie-t-il dans un sourire.

Caroline Gebhard