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Dans le viseur de Sarah Carp
Sarah Carp et ses deux filles Lina (6 ans à l’époque) et Anna (2 ans) sont restées ensemble pendant 50 jours lors du confinement. L’occasion de passer par tous les états d’âme. Photo: Sarah Carp

Dans le viseur de Sarah Carp

22 avril 2021

L’Yverdonnoise Sarah Carp est finaliste pour le titre de «photographe suisse de l’année 2021».

 

Sarah Carp sera-t-elle élue «photographe de l’année 2021» lors des très prestigieux et officiels Swiss Press Awards, mercredi? L’Yverdonnoise a de vraies raisons d’y croire, puisqu’elle fait partie des finalistes, en ayant remporté la catégorie «Vie Quotidienne» grâce à son travail «Parenthèse», réalisé pendant le confinement de mars 2020, lorsqu’elle s’est retrouvée seule à la maison avec ses deux filles, à la rue du Lac. «C’était une période très particulière, pour tout le monde. Tous mes mandats ont été annulés. Et puis, la photographie s’est vite imposée comme une évidence, autant pour créer des images que pour sortir du quotidien imposé par ce confinement. J’en avais besoin.» Et ses filles ont fait le reste, offrant à leur maman la matière à une création photographique riche et variée, qui a donc attiré l’attention du jury. S’imagine-t-elle déjà «photographe de l’année»? «J’espère! Si j’ai gagné ma catégorie, c’est que j’ai une chance», sourit-elle, impatiente de découvrir le verdict final.

 

«C’est une image assez triste, au fond»

 

En revoyant sa fille blottie dans l’armoire, Sarah Carp repense au moment où l’image a été prise, «plutôt vers la fin du confinement». «On ressent sa lassitude, c’est une image assez triste, au fond. Mais en même temps, on la sent protégée dans sa cachette, à l’abri du monde.»

 

La «Une» du Tages-Anzeiger

 

Si elle n’est pas une photographe de presse à proprement parler, Sarah Carp voit ses images être ponctuellement utilisées par des journaux de référence. Ainsi, Le Matin Dimanche a récemment mis son travail en valeur et le Tages-Anzeiger lui a même offert sa première page.

Rédaction