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De la bonne humeur à toute épreuve

20 août 2019 | Edition N°2563

Les Jeunesses de tout le pays s’en sont donné à cœur joie lors des Rencontres FVJC 2019, qui ont eu lieu de mercredi à dimanche.

«Pourquoi les chevaux se grattent-ils? Parce que les concours hippiques!» Le ton est donné d’entrée de jeu en arrivant sur la place de fête de Provence-Mutrux, où se sont tenues les Rencontres de la Fédération vaudoise des Jeunesses campagnardes (FVJC) de mercredi à dimanche. Les gens sont là pour s’amuser et passer un bon moment entre amis. Entre blagues et interviews décalées, les speakers semblent déborder d’imagination. Ceux-ci ont d’ailleurs été recrutés parmi les membres du comité d’organisation de la Cantonale à Savigny, qui s’est déroulée en juillet dernier. Car Cantonale et Rencontres vont de pair. Les deux manifestations sont en effet organisées le même été, tous les cinq ans. Mais cette fois-ci, elles avaient été repoussées d’une année, afin de coïncider avec le jubilé de la FVJC, qui célèbre son 100e anniversaire en 2019.

C’est aux Vagabonds de la Jeunesse de Provence-Mutrux qu’a été confiée la responsabilité de mettre sur pied ces Rencontres avec, en point d’orgue, les très prisés Jeux sans frontières. Ceux-ci étaient composés de dix postes, qui sollicitaient à la fois les capacités physiques, stratégiques et l’esprit d’équipe des participants, et qui, surtout, rivalisaient d’originalité. «Nous sommes allés nous inspirer du côté des Jeunesses fribourgeoises qui sont excellentes dans ce domaine, glisse Amélie Mayor, responsable des Jeux. Puis, nous nous sommes réunis pour regrouper nos idées. Il a ensuite fallu une année de préparation et de construction pour arriver au résultat final.» Un résultat qui a été validé par les septante équipes participantes, samedi et dimanche derniers. Tour à tour, elles ont eu neuf minutes pour relever chacun des dix défis et récolter un maximum de points.

Des installations imposantes

Car au-delà de l’inventivité des épreuves, les constructions sont impressionnantes. La Schnee Tempête, par exemple, est composée d’une haute structure en bois, dont les pentes de chaque côté sont recouvertes de bâches et d’un mélange d’eau et de savon. «Il faut monter le long de la première pente à l’aide d’une corde à nœuds, puis redescendre de l’autre côté en se laissant glisser sur le toboggan tout en essayant de lancer la petite balle dans une caisse pour augmenter son score», explique Quentin Roulet de la Jeunesse de Suchy. Le tout en maillot de bain, car le départ et l’arrivée se font dans l’eau. «Pendant le jeu ça va, on ne sent pas le froid parce qu’on pense trop à gagner, rigole sa coéquipière Elodie Ferrero. Par contre, une fois dehors, c’est différent…»

«C’est vrai que c’était un pari risqué de faire des installations avec de l’eau. Heureusement, la météo a été plutôt clémente», se réjouit Amélie Mayor. La majorité des postes se déroulaient cependant au sec, ce qui ne les rendait pas pour autant plus faciles. Celui de La Bûche – où il fallait traverser un long tronc d’arbre qui basculait au moindre faux pas, puis empiler des bûches pour réaliser la plus haute tour possible – a donné particulièrement de fil à retordre aux participants. La Jeunesse de Rances semblait avoir bien commencé, avant que leur construction ne s’effondre sur la malheureuse Julie Cachemaille. «Ça va, je n’ai pas vraiment eu mal et, au final, notre tour a quand même atteint une hauteur d’un mètre huitante», se félicite-t-elle.

Plus loin, un groupe de Lucernois admirent la place de fête: «C’est vraiment impressionnant, lance Ueli Baumgartner. Ils ont même construit un chalet! Chez nous, on ne voit jamais  cela. Il y a beaucoup de créativité.» Car contrairement aux Girons, dont les joutes sportives sont réservées aux Vaudois, les épreuves des Jeux sont ouvertes aux Jeunesses de toute la Suisse.

«Nous sommes allés participer à des évènements en Suisse alémanique et au Tessin, notamment, pour faire de la pub pour notre manifestation, indique Amélie Mayor. Et cela a plutôt bien marché!» Au final, près de 500 personnes ont répondu à l’appel de la Jeunesse de Provence-Mutrux, se dépensant sans compter tout au long des Jeux.

Muriel Ambühl