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Des liens tissés entre les générations

29 juillet 2014

Le Semestre de Motivation (Semo) et l’EMS des 4 Marronniers ont mené, durant une année, un important programme d’échanges et de rencontres entre jeunes et seniors. Une expérience enrichissante pour chacun.

Jeunes et moins jeunes réalisent une oeuvre commune, symbolique, un arbre avec des racines et des branches montant haut dans le ciel. L’expérience s’est révélée si positive qu’elle sera reconduite.

Jeunes et moins jeunes réalisent une oeuvre commune, symbolique, un arbre avec des racines et des branches montant haut dans le ciel. L’expérience s’est révélée si positive qu’elle sera reconduite.

C’est un pari un peu fou qu’ont tenté Marie- Claude Moser, responsable de l’animation à l’EMS yverdonnois des 4 Marronniers, et Bernard Guenot, responsable de «l’atelier Chocolat» au Semo- Nord (Semestre de Motivation d’Yverdon et région). «Nous avons mis sur pied un projet ayant pour but de créer un pont intergénérationnel entre les jeunes du SemoNord et les résidents de l’EMS, explique Bernard Guenot. Ceci afin que chacun puisse apprendre à mieux connaître l’autre et à dépasser ainsi ses préjugés.»

Loto et thé dansant

Pour cela, neuf rencontres à thèmes ont été organisées au cours de l’année scolaire écoulée. Ils regroupaient chaque fois quatre à six jeunes sans solution à la sortie de l’école obligatoire ou en rupture d’apprentissage , pour autant de résidents. Au programme, de la peinture, un loto, un thé dansant ou encore une balade au bord du lac. «Ces échanges ont vraiment été enrichissants, se félicite Marie-Claude Moser. Nos résidents ont prouvé aux jeunes que le thé dansant avait un côté ludique et festif, tandis que ces derniers ont pu aider leurs aînés à suivre le loto de bout en bout, ou encore apprendre à manier un fauteuil roulant en douceur grâce aux conseils d’une ergothérapeute.»

Le SemoNord constituant une transition entre l’école obligatoire et l’entrée en formation, des activités plus «scolaires» ont également été proposées. Les participants ont ainsi pu échanger sur la façon dont les apprentissages professionnels se passaient à l’époque et celle dont ils se déroulent aujourd’hui. Une discussion a également abouti à la confection d’un recueil de textes, dans lequel les jeunes imaginent comment ils fêteront leurs 80 ans, tandis que les résidents y racontent leur vingtième anniversaire.

Prise de conscience

«Ces discussions ont permis aux deux générations de se porter un regard mutuel différent. Les jeunes ont notamment pris conscience que nos résidents avaient eux aussi connu tant les difficultés que les soirées festives de la jeunesse», relève Marie- Claude Moser.

Un partenariat qui s’est donc avéré être extrêmement positif et qui sera reconduit à la rentrée prochaine.

Muriel Aubert