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Deux jeunes talents régionaux en scène

10 mai 2016 | Edition N°1739

Yverdon-les-Bains – Valentina Saitta et Davide Delvecchio vont participer, samedi prochain au Théâtre de Beausobre, à Morges, à la Nuit des artistes de gymnase (NAG-Night). Rencontre avec ce tandem de passionnés aux rêves plein la tête.

En attendant leur prestation de samedi, le pianiste urbigène Davide Delvecchio et la danseuse orientale de Chamblon Valentina Saitta ont, d’ores et déjà, réussi une belle performance. Celle de pouvoir se produire sur la grande scène du Théâtre de Beausobre, à Morges, à dix-huit, respectivement dixsept ans, lors de la Nuit des artistes de gymnase (NAG-Night).

Tous deux ont franchi, pour ce faire, l’étape de l’audition interne réservée à leur établissement, puis le stade des demi-finales. Ils retrouveront les autres concurrents samedi matin, afin de préparer l’épreuve ultime, dont le coup d’envoi sera donné à 20h.

Un jury de connaisseurs déterminera lesquels des quinze portedrapeau des arts de la scène -des artistes en individuel ou en groupe- auront été les plus convaincants lors de leur passage sous les feux des projecteurs. Le Prix Boullard Musique, le Prix Créativité et le Prix Maturité artistique sont les trois distinctions destinées aux jeunes talents qui auront su tirer leur épingle du jeu dans le cadre de cette quatrième édition de la NAG-Night.

 

Davide Delvecchio espère séduire le jury avec son «voyage pianistique». © Carole Alkabes

Davide Delvecchio espère séduire le jury avec son «voyage pianistique».

Davide Delvecchio n’en est, en fait, pas à son coup d’essai à la NAG-Night. «Il y a deux ans, j’ai accompagné une chanteuse. J’ai adoré l’expérience avec le public et le fait de pouvoir rencontrer des gens talentueux. J’ai eu envie de tenter ma chance avec quelque chose d’original», déclare-t-il. Et pour cause, puisque le pianiste a l’intention de se passer tout bonnement de partition. «J’ai prévu une improvisation. Je ne suis pas encore sûr, mais je vais peut-être interagir avec les spectateurs.»

Le classique puis le jazz

Elevé dans la musique, le jeune Urbigène a débuté le piano sur les traces de sa soeur. De huit à quatorze ans, il se frotte au classique, puis se lance dans le jazz, au Conservatoire, à Yverdon-les- Bains. «Cela m’a permis de rencontrer plein de monde. J’ai eu l’occasion de participer à des jamsessions -il y en a une organisée chaque premier mercredi du mois au Restaurant L’Impro», indique Davide Delvecchio.

L’Urbigène apprécie, dans l’improvisation, la possibilité de manifester son ressenti, ses émotions du moment. Il aime partager ses connaissances pianistiques à travers les cours qu’il donne, mais ne se voit pas, du moins pour le moment, tenter de construire sa carrière autour de cet instrument de musique.

Son rêve? Devenir pilote automobile. «Lorsque je fais du karting avec des amis, les temps que je réalise sont très souvent remarqués », commente-t-il. Afin de se donner les moyens de ses ambitions, Davide Delvecchio a pour objectif, après son séjour sous les drapeaux, de se rendre en Angleterre. «Je voudrais effectuer des stages de pilotage auprès d’instructeurs », explique-t-il.

En attendant ces échéances cruciales, il avoue ne pas se rendre sans ambition à la NAG-Night. «Je me réjouis de cette journée. Je suis un compétiteur, donc j’ai envie de gagner.»

 

Valentina Saitta évoluera dans l’univers de la danse orientale-bollywoodienne. © Carole Alkabes

Valentina Saitta évoluera dans l’univers de la danse orientale-bollywoodienne.

Valentina Saitta, étudiante de deuxième année au Gymnase d’Yverdon, misera, à l’instar de quatre autres candidats, sur la danse pour séduire le public averti de la NAG-Night. Le morceau qu’elle a choisi -Ang Rang Laga De Re- est tiré du film indien Ram-Leela. «C’est une musique sensuelle, douce et romantique», explique-t-elle.

La première rencontre de la jeune femme avec la danse orientale date de ses 11 ans. «J’ai suivi ma grande soeur qui s’était inscrite à des cours. J’ai décidé d’arrêter après moins d’un an. J’étais passé des niveaux débutant à avancé », déclare Valentina Saitta.

En autodidacte

Désireuse d’explorer, pour son compte, ce moyen d’expression qu’elle affectionne, la Nord-Vaudoise puise son inspiration dans les productions bollywoodiennes. «Les chorégraphies permettent de bien connaître son corps. On apprend à bouger par rapport au tempo. J’aime les costumes. La musique est très variée, elle inspire des sentiments très divers», précise Valentina Saitta.

Avec jusqu’ici à son actif deux participations au spectacle de Noël du Gymnase, l’artiste régionale se réjouit de la nouvelle opportunité que lui offre la NAG-Night de se confronter au public. «Je dois m’entraîner à monter sur scène, car j’ai dans l’idée de devenir professeure de danse. J’envisage, d’ailleurs, d’effectuer, durant une année, plusieurs cours de danses différentes», indique-t-elle.

Avant d’espérer pouvoir vivre de la transmission de sa passion, Valentina Saitta, envisage de réaliser des études universitaires, en psychologie et en sport. Elle a hâte de vivre l’événement de samedi, car -elle a pu le constater jusqu’ici dans le cadre du concours- l’ambiance est particulièrement bonne entre les candidats. «C’est très sympa. Nous avons tous quelque chose de différent», commente-telle.

Ludovic Pillonel