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Duel pour rejoindre la Municipalité urbigène

2 avril 2015

Orbe – Le premier tour de l’élection complémentaire approche. Les citoyens se prononceront le 19 avril pour trouver un remplaçant au PLR démissionnaire, Hugues Schertenleib. Portraits des deux candidats en lice.

Guido Roelfstra, candidat PLR

Le PLR se plaît à Orbe, où il habite depuis 2001 avec sa famille. © Michel Duperrex

Le PLR se plaît à Orbe, où il habite depuis 2001 avec sa famille.

Tout s’enchaîne pour Guido Roelfstra. Agé de 42 ans, cet ingénieur civil de formation a créé, l’an passé, sa propre société à Orbe, après avoir officié de nombreuses années comme cadre sur l’arc lémanique. Il est désormais candidat à la Municipalité suite à la démission surprise d’Hugues Schertenleib.

Arrivé dans le Nord vaudois en provenance des Pays-Bas en 1980, cet adepte de sport -il a repris, cette année, la présidence du vélo-club urbigène-, espère pouvoir mettre à profit ses compétences professionnelles dans les dossiers complexes à venir. Ces compétences, il les mobilise d’ailleurs déjà au sein de la commission d’urbanisme.

Le développement du Pôle Sud, qui se décline en plusieurs chantiers, à commencer par la création du quartier de 500 logements Gruvatiez-En Lavegny, est une priorité liée à la volonté politique d’atteindre les 10 000 habitants en 2030, relève-t-il. Avec cette dimension démographique, la Cité aux deux poissons existera à part entière, loin du statut non souhaité «de petit bourg proche de l’autoroute en direction de Vallorbe».

Les velléités d’expansion méridionale d’Orbe avaient fait monter aux barricades la voisine chavornaysane en raison du surplus de trafic qu’occasionnerait la naissance du nouveau quartier. Guido Roelfstra, qualifie d’«assez dramatique la traversée de Chavornay». Il prône l’option «chacun sa sortie d’autoroute» pour mettre un terme au bras de fer entre les deux communes, un scénario présenté dernièrement à la population.

Ne pas oublier le centre

L’essor envisagé au sud de la localité ne saurait, en outre, se réaliser au détriment du centre-ville, avec lequel des liaisons doivent être établies, précise le PLR.

Il imagine aussi, pourquoi pas, la construction d’un escalator ou d’un ascenseur reliant la place de la gare, dont la valeur stratégique devrait être nettement renforcée avec l’arrivée du RER, en 2019, au coeur de la cité.

D’après le PLR, il est encore trop tôt pour songer à rendre la Grand’Rue piétonne, le centre-ville n’étant pas suffisamment attractif.

Le réorganisation des infrastructures scolaires, la création d’une unité d’accueil parascolaire, la construction d’un EMS et d’un nouvel hôpital sont d’autres dossiers sur lesquels ce père de famille aurait à coeur de travailler, si la population urbigène choisit de l’élire. Verdict possible le 19 avril, lors du premier tour de l’élection complémentaire

Ludovic Pillonel

 

Luiz De Souza, candidat Vert

Luiz De Souza est prêt à devenir le premier représentant de son groupe à la Municipalité. © Michel Duperrex

Luiz De Souza est prêt à devenir le premier représentant de son groupe à la Municipalité.

Luiz De Souza est prêt. Le candidat Vert, de 59 ans, a entendu les demandes des membres de son groupe et de la population avant de tenter de rejoindre la Municipalité d’Orbe. Il a également commencé à quitter le monde de l’industrie, où il officie en tant que consultant dans le management logistique et des systèmes d’information, pour se consacrer à l’enseignement de la musique et devenir thérapeute. Des activités qui le passionnent et qui lui permettront de gérer son temps suivant les besoins. «J’ai attendu un signal et je peux me lancer sans contrainte à la Municipalité», souligne-t-il.

D’origine brésilienne et naturalisé suisse, l’Urbigène dit avoir gardé les bons côtés des deux cultures: «L’authenticité et la communication du sud, le sérieux et l’organisation helvétique». Lorsqu’il parle de l’avenir de sa ville, qu’il habite depuis plus de trente ans, Luiz De Souza ne semble pas être le genre de personne à mettre la charrue avant les boeufs.

Le Vert est d’accord avec le fait que la Cité aux deux poissons doit se développer, «mais le projet du Pôle Sud n’est pas mature, met-il en garde. Il faut faire les planifications à plus long terme, en tenant compte des infrastructures. Car, oui, la création du quartier Gruvatiez-En Lavegny amène du monde, mais il génère également un besoin en infrastructure. Nous pourrions mieux négocier avec le promoteur. Sur un projet à Gland, par exemple, le constructeur participe à répondre aux besoins de la commune». Et en ce qui concerne la Grand-Rue, il est pour la rendre piétonne, «mais là aussi, il faut d’abord trouver une bonne solution pour la circulation».

«Il y a un problème d’incohérence si l’on voit grand alors que l’on n’arrive pas à régler les problèmes actuels de circulation ou des écoles», indique-t-il. Derrière son slogan «vers le bon sens», Luiz De Souza souhaite, prioritairement, résoudre les problèmes liés aux écoles et aux structures parascolaires. «Nos enfants étudient dans des conteneurs. Ce ne sont pas des conditions idéales pour vivre sa période scolaire», déplore-t-il, en précisant qu’il faut, en plus de construire un collège, offrir une salle de gym et un réfectoire à la commune.

Pour lui, il est également important d’améliorer la communication, qui permettrait de résoudre certaines situations, comme les rapports tendus avec Chavornay, et de mieux répondre aux inquiétudes de la population.

«Je soutiendrai tous les bons projets, indépendamment de leur couleur politique», précise Luiz De Souza, en guise de conclusion.

Muriel Aubert