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Entre deux claques, Bavois a brillamment assuré son maintien

22 mai 2017 | Edition N°2001

Football – Promotion League – Malgré une correction reçue à la maison face à Old Boys (5-1), samedi, Bavois jouera encore au troisième niveau national la saison prochaine. Quel parcours !

Bavois se maintient malgré une défaite humiliante. ©Champi

Bavois se maintient malgré une défaite humiliante.

C’était au début du mois d’août, il y a bientôt dix mois. Bavois effectuait le premier pas de son histoire en Promotion League. A la sortie du terrain, un score sans appel : 5-1. Le petit nouveau venait de se prendre une claque monumentale face au Stade Nyonnais, qui jouera le titre jusqu’à la trêve, avant de lâcher. Une éternité plus tard, soit samedi dernier, pour la dernière rencontre à enjeu du championnat, même scénario. Le FCB quitte les Peupliers fessés par Old Boys. 5-1, encore. La fin d’une longue saison de purgatoire ? Pas le moins du monde, puisque, entre ces deux corrections, le néo-promu est allé chercher son maintien avec bravoure et abnégation. Un exploit, purement et simplement !

 

Paradoxe bavoisan

 

Pourtant, la fête n’a pas enivré les Bavoisans comme elle aurait dû. La faute a un maudit paradoxe que la troupe de Bekim Uka a fait naître tout au long de ces 35 matches. Jamais le FCB a rejoint les vestiaires avec un sentiment précis et définitif, qui lui aurait permis d’éclaircir son futur. Une tendance qui a gardé les pensionnaires des Peupliers plus que jamais impliqués dans leur saison jusqu’au bout. Lorsque ceux-ci vivaient des week-ends compliqués sous la barre, jamais ils n’ont été décrochés. Et quand ils semblaient en bonne position pour s’éloigner de la lutte autour de la barre, un couac surgissait et tout recommençait.

L’exemple le plus frappant date sans aucun doute d’avant-hier. Au moment d’apprendre la défaite de United Zurich face à Bâle II, qui a validé le maintien bavoisan, ni explosion de joie ni chant de victoire. La leçon donnée par un adversaire bien plus motivé et les cinq buts reçus durant les 35 premières minutes avaient gâché la fête. «C’est à l’image de notre saison, lançait le gardien Marco Grosso. C’est un peu honteux de terminer ainsi, mais c’est aussi un énorme soulagement. La saison a été longue, vraiment, sachant que ce sont toujours les quinze ou seize mêmes joueurs qui se retrouvent sur le terrain. On est à bout.»

 

Le repos du guerrier

 

«On a comblé les trous comme on a pu tout au long de l’exercice. Encore aujourd’hui, j’ai dû monter en «6», lâchait le défenseur central Sébatien Le Neün. On a tout donné et on est juste contents que ça se termine bien.» Des propos qui ne sauraient cacher l’exploit réalisé par Bavois, «sur qui personne ne misait une pièce en août», rappelait Marco Grosso. Peu importe la forme, sur le fond, le FCB mérite tous les éloges. A ce titre, il peut partir en course d’école à Brühl samedi, pour le clap de fin, le sens du devoir accompli.

A noter encore la réception de La Chaux-de-Fonds, le mercredi 31 mai, pour une place dans le tableau final de la Coupe de Suisse.

 

Bavois – Old Boys 1-5 (0-5)

 

Buts : 2e et 10e Rietmann 0-2 ; 14e Limanaj 0-3 ; 26e et 35e Barry 0-5 ; 54e Demiri 1-5.

Bavois : Enrico ; Monteiro, Bentayeb, Seipi, Zeneli (67e Oberli); Le Neün, Demiri, Lahiouel (56e Bovay); Alvarez, Makshana, Ouattara (54e Dupuis). Entraîneur : Bekim Uka.

Old Boys : Klaus, Catarino, Dünki, Limanaj, Korkmaz, Sevinc (61e Brems); Sahin, Müller ; Barry, Rietmann (52e Shillova), Mbarga (46e Ahmeti). Entraîneur : Aziz Sayilir.

Notes : Terrain des Peupliers, 100 spectateurs. Arbitrage de Nicolas Jancevski, qui avertit Seipi (58e, jeu dur), Shillova (81e, jeu dur).

Florian Vaney