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Et si on mettait un bus dans les rues piétonnes?
La rue du Four. © Michel Duperrex

Et si on mettait un bus dans les rues piétonnes?

6 mai 2021

La Municipalité a une nouvelle idée dans le viseur : introduire une navette entre la place Bel-Air et la rue de la Plaine. Pour prendre le pouls de la population, elle a lancé un sondage, en avril. Mais visiblement, cette mesure ne fait pas l’unanimité.

 

Les gens qui passaient par la place Pestalozzi au petit matin en avril auront peut-être été arrêtés par des jeunes, feuille et stylo à la main, prêts à leur poser quelques questions pour un sondage. Et ceux qui ne les auront pas refoulés d’emblée auront ainsi pu découvrir la dernière idée de la Ville d’Yverdon: créer une navette dans l’hyper-centre. Celle-ci permettrait aux personnes à mobilité réduite de faire leurs courses plus facilement entre la place Bel-Air et la rue de la Plaine, par exemple.

«Le Service de la Mobilité est en train de faire un plan directeur des transports publics, qui devrait passer devant la Municipalité cet été. Dans cette optique, nous avions réalisé un sondage sur internet en automne dernier. A la suite de cela plusieurs idées sont ressorties, dont celle de créer une navette au centre-ville, explique la municipale PLR Valérie Jaggi Wepf. Nous avons donc mandaté le bureau Mobil’homme de faire un sondage sur trois matinées, car c’est le seul moyen d’être proche de la population d’Yverdon et de prendre la température.»

Verdict? «Environ 130 personnes ont été interrogées et elles ne sont pas trop pour, a priori» , confie la cheffe de la Mobilité. Mais cela ne veut pas dire pour autant que cette mesure est d’office écartée. «Les gens ne connaissent pas les changements qui sont projetés au centre-ville, donc ils ont répondu au sondage par rapport à la situation actuelle.» Mais alors à quoi cela servait-il de poser ces questions? «C’était pour prendre le pouls de la population. Maintenant, le résultat va être englobé dans la réflexion générale du plan directeur des transports publics. Toutes les données récoltées vont être mises en musique et on va tirer les conclusions de tout cela.»

 

Charles Decker l’avait déjà fait!

 

L’idée que la Ville d’Yverdon étudie en ce moment n’a rien d’inédit. En effet, il y a une vingtaine d’années, Charles Decker, alors propriétaire de l’Hôtel de la Prairie, avait lancé à ses frais un petit train touristique pour relier les hôtels yverdonnois au centre-ville.

Christelle Maillard