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Feu vert à la route de contournement

1 décembre 2017 | Edition N°2136

Yverdon-les-Bains – La Municipalité et les opposants ont trouvé un accord. La procédure pendante devant la Cour cantonale a été retirée.

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans. ©Duperrex-a

Depuis la rue de Graveline, la route passera au sud de Pierre-de-Savoie, sous la voie CFF, pour rejoindre Y-Parc. Les travaux débuteront début 2018 et dureront deux ans.

Enfin ! Il aura fallu cinq ans -le principe d’une route de contournement communale a été adopté en novembre 2012 par près de 62% des votants pour aboutir au terme d’une procédure particulièrement longue, et pas seulement en raison de la complexité du projet.

En effet, la votation populaire n’était que le début d’un parcours parsemé d’embûches. Car à l’époque, la majorité municipale était clairement opposée à ce projet. Dont l’étude et le pilotage ont été attribués au Service Travaux et Environnement (STE). Chef de service et ingénieur, Sandro Rossellet a pris ce dossier à bras le corps. Le Conseil communal a voté un crédit de 32 millions de francs.

Reste que lors de la procédure de mise à l’enquête publique, plusieurs oppositions, de privés et de groupements, ont été manifestées. L’argument principal concernait les circulations que cette nouvelle route allait générer dans les quartiers voisins, tout particulièrement sur les «pénétrantes» du secteur sud (Roseyres, Pierre-de-Savoie, Graveline).

Une victoire d’étape sur l’effet suspensif, obtenue par l’avocat de l’Association Isles/Valentin Sud, Me Raphaël Mahaim, a amené la Municipalité à entrer en négociation. Plus de vingt séances ont ainsi été consacrées par une délégation municipale pour rencontrer les opposants, dont une bonne partie se sont regoupés dans l’Association Isles/ Valentin Sud.

Un accord a été trouvé et une convention, conduisant au retrait du recours, a été signée par les parties. Les opposants ont obtenu une limitation à 30km/h sur les pénétrantes. Ces pointes du «peigne» dont la route de contournement forme le dos ne sont pas des artères à gros trafic, mais des rues de desserte permettant d’accéder aux quartiers, respectivement aux aires de stationnement situées au sud du centreville. Le cas des rues Roger-de- Guimps et des Moulins sera traité ultérieurement.

«Tout est bien qui finit bien», relève encore l’avocat Raphaël Mahaim.

 

Limitation à 30 km/h

 

«Nous nous sommes mis d’accord sur le fait que les routes de desserte seront limitées à 30 km/h. C’est ce qu’on réclamait depuis le début», réagit Hubert Sciboz, vice-président de l’Association Isles/ Valentin Sud. Il a fallu requérir l’avis de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR), et une étude de faisabilité, pour parvenir à ce résultat. C’est à dire la limitation à 30 et non une zone 30, qui aurait, entre autres, nécessité la suppression des passages à piétons. Une telle option aurait été inacceptable pour les parents des écoliers du collège des Isles.

 

Isidore Raposo