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Franco Sbarro entre dans la «tracto-sphère»

2 mars 2017 | Edition N°1946

Grandson – A l’occasion de sa 45e participation au Salon de l’automobile de Genève, le constructeur présente deux véhicules qui ont tout, ou presque, dans la boule. Visite dans ses ateliers.

Outre la motorisation et de nombreux éléments techniques, la sphère abrite les casques des passagers. ©Carole Alkabes

Outre la motorisation et de nombreux éléments techniques, la sphère abrite les casques des passagers.

Avec son imagination sans bornes, Franco Sbarro nous sert chaque année son plein de surprises. Et parfois, il s’éloigne fort loin des chemins battus. Pour le plus grand plaisir des passionnés d’automobile.

Ainsi, pour sa 45e participation au Salon de l’automobile de Genève, le constructeur grandsonnois a pris ses distances avec la voiture traditionnelle, même si cette dernière, sous sa main, a toujours été un modèle d’originalité.

Cette fois, il va surprendre son monde avec deux véhicules qui sont à la fois un concentré de son expérience, et un extraordinaire rappel des possibilités qu’offre la traction. A l’heure où plus du 90% du parc automobile est composé de voitures à traction, on tend à oublier que cette révolution, popularisée par Citroën au lendemain de la guerre, a d’abord été accueillie avec une sérieuse dose de pessimisme. A l’époque, une voiture était propulsée, un point c’est tout.

Une fusion d’idées

Qu’il s’agisse de la «pendo-traction» -elle ne manquera pas de séduire les passionnés de moto, ou de la «tracto-sphère», les deux véhicules, qu’il faut considérer comme des conceptcars, concrétisent la fusion de multiples idées, fruit de l’expérience. Avec une singulière dose d’audace.

Concentré technique

Franco et Françoise Sbarro dans la «tracto-sphère», un véhicule qui ne manquera pas de surprendre et d’alimenter les conversations. ©Carole Alkabes

Franco et Françoise Sbarro dans la «tracto-sphère», un véhicule qui ne manquera pas de surprendre et d’alimenter les conversations.

La «tracto-sphère» se distingue par la concentration de tous les éléments liés à la motorisation dans une boule d’à peine 75 cm de diamètre, située à l’avant du véhicule.

Ouvert, le carénage laisse découvrir qu’il reste encore de l’espace disponible pour y placer les trois casques de protection des passagers.

Dans ce volume restreint, le constructeur est parvenu à insérer un moteur (hybride) de Kawasaki 300 cm3 (6 vitesses, 55 chevaux), et tous les éléments techniques et de refroidissement. Cette sphère, qui coiffe la roue avant, est totalement intégrée au châssis, dont elle constitue un des éléments. Ce système offre un angle de braquage totalement inédit : plus de 180 degrés.

De face, le véhicule n’est pas sans rappeler le fameux «Messerschmitt» allemand, à la différence près que ce dernier avait deux roues à l’avant et ne pouvait transporter que deux personnes.

La «tracto-sphère» a, elle, deux roues à l’arrière, et une longueur supérieure (3,4 m). L’arrière peut varier en largeur puisque en mouvement, il peut passer, sur simple commande, de 90 à 170 cm hors tout. Dans sa largeur réduite, ce véhicule pourrait, dans un pays comme la France, permettre au conducteur de se faufiler entre les colonnes de voitures.

Cette concentration de technologie a aussi permis de réduire le poids au strict minimum, soit quelque 450 kilos.

Trois points de contact

La «pendo-traction», avec Tony et Jean-Pierre, deux collaborateurs de longue date de Franco Sbarro, peut passer d’un simple tricycle à un véhicule offrant des sensations fortes. ©Carole Alkabes

La «pendo-traction», avec Tony et Jean-Pierre, deux collaborateurs de longue date de Franco Sbarro, peut passer d’un simple tricycle à un véhicule offrant des sensations fortes.

La «pendo-traction» dispose d’une motorisation plus puissante (un moteur KTM de 650 cm3 développant 75 chevaux), et, comme son nom l’indique, elle peut pencher dans les virages. Elle peut donc passer d’un simple tricycle à basse vitesse -la position verticale des deux roues arrière est alors bloquée-, à un véhicule offrant de grandes sensations.

Et pour le simple plaisir des yeux, Franco Sbarro présentera encore une fois la «Ginevra 2016», un bolide conçu sur une base de Ferrari Maranello.

L’Espera Sbarro de Montbéliard présente
Avec deux créations

Les élèves de l’Espera Sbarro à Montbéliard (France), qui représentent la trentième volée toutes écoles confondues, présenteront deux véhicules de leur cru : un «hot road» avec un moteur V8 Jaguar, baptisé «Mojave», et l’«Arcad», véhicule réalisé par les élèves de la précédente année scolaire, après le Salon 2016. Ce monstre aux allures de buggy est équipé d’un moteur GM huit cylindres. Depuis la première école, l’Espace Sbarro à Grandson, plus de mille élèves ont suivi cette filière basée sur la transmission du savoir-faire.

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Isidore Raposo