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Le golfeur de Villars-sous-Champvent

12 juillet 2017 | Edition N°2036

Golf – Nicolas Becholey est l’unique Nord-Vaudois de sa génération à tenter de percer dans la discipline. A bientôt 19 ans, et alors qu’il a commencé un apprentissage l’été dernier, il continue de tout mettre en œuvre pour parvenir à ses fins.

Nicolas Becholey travaille son swing devant chez lui. Le golf est une affaire de répétitions, de précision et de concentration. ©Michel Duperrex

Nicolas Becholey travaille son swing devant chez lui. Le golf est une affaire de répétitions, de précision et de concentration.

Il s’est essayé au foot, au ski, au tennis, comme bien d’autres jeunes. Mais son truc à lui, c’est le golf. Alors qu’il fêtera ses 19 ans la semaine prochaine, Nicolas Becholey fait partie des meilleurs joueurs du pays de sa génération. Lui, le golfeur de Villars-sous-Champvent, où il n’y a pas l’ombre d’un green.

Licencié à Lausanne et à Vuissens, le Nord-Vaudois a remporté deux des quatre compétitions auxquelles il a pris part en 2017. Ses performances actuelles lui ont permis d’améliorer son handicap de 3,3 en début de saison à 2,8. «Mon objectif est de passer en-dessous de 2 en fin d’année», affirme l’apprenti paysagiste à Yverdon. Un jeune homme qui entrevoit son avenir en plein air, sur l’herbe : «Percer est très compliqué. Il n’y a que huit Suisses -cinq hommes et trois femmes- sur le circuit européen, mais je veux tenter ma chance, lance-t-il. Si je n’y parviens pas, je pourrais devenir professeur de golf dans une académie.»

Des projections pour lesquelles il lui faudra encore un peu de patience. N’ayant pas pu passer par une université golfique à l’étranger, il a pris la seconde voie qui s’offrait à lui, moins directe et moins conventionnelle. «Je vais d’abord finir mon apprentissage (ndlr : entamé l’été dernier), puis tenter de passer ma licence professionnelle, ce qui nécessite plusieurs années et d’obtenir des résultats», résume-t-il. Après, seulement, il pourra espérer réussir à se faire une place dans l’une des trois principales divisions d’Europe et, pourquoi pas, atteindre un jour le PGA Tour. En attendant, il va continuer d’écumer les bons tournois amateurs, afin de glaner des points et de l’expérience.

 

Un joli palmarès

 

Amoureux de la nature, Nicolas Becholey a trouvé son bonheur alors qu’il avait 10 ans. C’est son parrain qui l’a emmené faire une initiation. Il a rejoint l’école de golf du Domaine du Brésil, à Goumoëns, deux ans plus tard. «Puis sont arrivés les premiers tournois, et j’ai croché», glisse-t-il. Les résultats sont allés crescendo. En 2014, il a remporté le titre national interclubs avec les juniors de Lausanne, ainsi qu’avec les adultes la même année et en 2016. Individuellement, il a fini à une 4e place aux Championnats de Suisse M16. Membre des cadres romands, il n’a par contre jamais été intégré au niveau national, où «il y avait déjà trop de Lausannois».

Blessé à un genou, il a été opéré en 2015. Un contretemps qui lui a permis de prendre du recul, loin de la pression des résultats. «Depuis, je me pose moins de questions, je joue plus en confiance», confie-t-il. Nicolas Becholey a, aussi, trouvé son rythme avec son travail qui lui laisse moins le loisir de taper des balles : «Je m’entraîne moins, mais de façon plus structurée, et j’arrive à de meilleurs résultats.» De quoi croire en son rêve.

 

Un message pour tous les jeunes

 

Il n’est pas toujours évident pour Nicolas Becholey de dire aux gens qu’il côtoie qu’il pratique le golf. C’était déjà le cas lorsqu’il a commencé. «A l’école, je n’en parlais pas. Il y beaucoup de clichés autour de la discipline, notamment que c’est un sport de riche», souligne le golfeur de Villars-sous-Champvent. Au final, certains de ses camarades de classe l’avaient accompagné à l’occasion d’une initiation. Une séance à laquelle ils avaient pris beaucoup de plaisir, ce qui a permis de changer leur point de vue.

Alors, le Nord-Vaudois a envie de faire passer un message à tous les jeunes intéressés à prendre un club en mains. «Venez essayer à Vuissens, vous serez les bienvenus », promet-il.

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Manuel Gremion