Logo

«Guy Roux appelait ma mère trois fois par semaine pour la rassurer»

4 octobre 2017 | Edition N°2094

Football – Djibril Cissé était l’invité de la réunion mensuelle organisée par le Club des 1000, soutien d’Yverdon Sport, hier. L’occasion pour le buteur français de revenir sur son arrivée dans le Nord vaudois, ainsi que quelques souvenirs de sa riche carrière.

Djibril Cissé a répondu aux questions des membres du Club des 1000 pendant une trentaine de minutes, hier à l’hôtel de La Prairie. ©Michel Duperrex

Djibril Cissé a répondu aux questions des membres du Club des 1000 pendant une trentaine de minutes, hier à l’hôtel de La Prairie.

En signant à Yverdon Sport, Djibril Cissé le savait : il s’engageait, certes, à apporter son immense expérience et son sens du but sur le terrain, mais également à répondre aux demandes des médias et des divers partenaires du club. «Et elles sont nombreuses !» Ainsi, le Français s’est retrouvé dans la peau de l’invité de marque du traditionnel rendez-vous mensuel du Club des 1000, hier. Une sollicitation que le buteur gère plutôt bien, avec toujours une ou deux anecdotes et sorties croustillantes à proposer à ses auditeurs attentifs.

Celle qui a le plus captivé les membres du club de soutien ? La comparaison entre le vestiaire d’YS et celui de Liverpool, sans aucun doute. «L’état d’esprit, c’est le même. Avec les Reds, on joue pour les titres et les trophées. Ici, c’est pour rejoindre la Ligue nationale, pouvoir côtoyer le monde pro et satisfaire les ambitieux du club. Non, c’est vraiment pareil… sauf peut-être les douches. Au lieu d’en avoir vingt, il faut faire avec cinq.»

Entouré d’une quarantaine de convives qui n’ont pas hésité à poser leur verre pour boire ses propos, Djibril Cissé est également revenu sur le début de sa carrière professionnelle, là où tout a commencé. Juste après Arles et Nîmes, où il a fait ses classes, lorsqu’il avait le choix entre poursuivre sa carrière à Montpellier ou à Auxerre. «Montpellier, c’était juste à côté de chez moi, et mon oncle faisait déjà partie du club. Et pourtant, je suis parti pour l’AJA, à 600km. Ce qui a fait la différence ? Quand un entraîneur accepte d’appeler votre mère trois fois par semaine pour la rassurer, vous savez que vous pouvez le rejoindre les yeux fermés. C’est ce qu’a fait Gux Roux pour moi.»

D’ailleurs, le mythique technicien auxerrois avait promis de faire un passage au Stade Municipal pour voir jouer son ancien poulain. «Si on l’invite à venir voir un match, il viendra», a assuré le vainqueur de la Ligue des champions 2005.

Sachant que Djibril Cissé retrouve gentiment son plein potentiel -«Je me sens un peu mieux à chaque match. Mon niveau n’est pas trop mal, mais ça pourrait être mieux»-, le coach qui l’a accompagné de 1998 à 2004 ne devrait pas être déçu du spectacle. Reste à le convier dans le Nord vaudois, maintenant.

 

Yverdon Sport n’hésitera pas à se renforcer

 

En marge des propos tenus par Djibril Cissé, le président d’YS Mario Di Pietrantonio s’est exprimé sur la forme actuelle de sa première équipe. Comme souvent, le boss n’a pas caché ses ambitions.

«Notre vœu n’a pas changé : on souhaite faire partie du trio de tête de Promotion League cet hiver. Pour la suite, on fera le point pendant la trêve hivernale. Mais le Stade Nyonnais et Kriens, avec qui on est à la lutte, sont deux gros morceaux. C’est aussi pour cela qu’on a senti le besoin de renforcer l’équipe (ndlr : en recrutant les Genevois Ousmane Doumbia et Bruno Caslei). Et s’il faut le faire encore, on n’hésitera pas. Au rayon des grosses satisfactions ? Déjà, la moyenne des spectateurs a doublé. Ensuite, Anthony Braizat ! C’est un excellent coach, un passionné, un gagneur hors-norme.»

Enregistrer

Enregistrer

Florian Vaney