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«Il faut agir, même dans l’illégalité»

11 septembre 2019 | Edition N°2579

La présence d’ Extinction Rébellion, un groupe prônant la désobéissance civile, au festival AlternatYv interroge. Explications avec un membre du mouvement.

Justiciers pour les uns, délinquants pour les autres, les adeptes de la désobéissance civile divisent. Depuis jeudi, le mouvement Extinction Rébellion (XR) est au cœur d’une polémique, le conseiller communal UDC Ruben Ramchurn se questionnant quant à  la présence du groupe à AlternatYv, festival subventionné par la Ville. Un atelier de formation à la désobéissance civile non-violente s’y tiendra samedi de 16h à 17h.

«Nous ne choisissons pas la désobéissance civile pour le plaisir, annonce Étienne, membre de XR. Nous constatons une urgence environnementale et nous agissons, quitte à le faire dans l’illégalité.» Parmi les actions entreprises par le groupe actif en Suisse depuis un an, on retrouve l’occupation de ponts ou des «die-in» lors desquels les participants feintent une mort soudaine. Selon lui, les manifestations traditionnelles ne sont pas assez efficaces et ne permettent pas une prise de conscience de la population.

Pas d’actions à AlternatYv

AlternatYv ne sera toutefois pas le théâtre d’actions, samedi. «Nous donnerons simplement des techniques pour manifester pacifiquement et désamorcer certaines situations», détaille Étienne.

La Ville peut-elle indirectement subventionner cet atelier? «Les organisateurs nous ont assuré que l’ordre public ne serait pas troublé», indique Pierre Dessemontet, municipal chargé de la culture. L’aide financière ne devrait donc pas être remise en cause. «Et il s’agit d’une activité sur 40, relativise Théophile Schenker, l’un des organisateurs du festival. Nous ne prônons ni ne jugeons cette pratique. Nous souhaitons justement pouvoir en débattre. Et le mieux reste de le faire en présence des acteurs concernés.»

Massimo Greco