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«Il faut rendre cette mesure supportable»

22 octobre 2018 | Edition N°2357

Le président de la Société industrielle et commerciale, Laurent Gabella, estime qu’il faut accompagner la hausse annoncée des prix des macarons.

Il avait souhaité garder le silence, la semaine dernière, lorsque La Région Nord vaudois l’avait interrogé à propos de la colère des commerçants et de leurs employés qui devront, dès le 1er janvier prochain, passer à la caisse pour obtenir leur macaron pour stationner en ville. Il y a eu «un manque de communication» de la part de la Commune, estime aujourd’hui Laurent Gabella, président de la Société industrielle et commerciale (SIC) d’Yverdon, Grandson et environs. Il confie d’ailleurs être «tombé de la lune» lorsque Charles-Antoine Kohler, directeur de Manor à Yverdon-les-Bains, lui a fait part de son inquiétude à propos de l’augmentation des tarifs pour les pendulaires, qui devront débourser jusqu’à 1200 francs par année.

«Un argument irrecevable»

N’ayant pas eu l’occasion de réunir tous les membres du comité de la SIC en cette période de vacances, Laurent Gabella s’exprime à titre personnel. «Lorsque j’ai appris que la Municipalité voulait appliquer cette décision dès le 1er décembre, j’ai voulu déposer un moratoire afin qu’on puisse avoir le temps d’en discuter avec elle, souligne-t-il. Entre-temps, j’ai appris que l’Office du stationnement s’était trompé dans sa communication.» En effet, l’entrée en vigueur du nouveau règlement de stationnement est en réalité prévue le 1er janvier 2019.

Laurent Gabella laisse à la Municipalité le soin d’apprécier si certaines professions ont des besoins particuliers en matière de stationnement ou pas. © Duperrex-a

Laurent Gabella laisse à la Municipalité le soin d’apprécier si certaines professions ont des besoins particuliers en matière de stationnement ou pas. © Duperrex-a

«Nous devons organiser une rencontre avec l’Exécutif pour trouver une solution et rendre cette mesure supportable», poursuit l’Yverdonnois. S’il dit comprendre la préoccupation des autorités de la Ville qui veulent privilégier les places de stationnement pour les clients du centre-ville, il estime qu’il faut trouver une solution «décente et acceptable» pour les pendulaires qui travaillent au cœur de la Cité thermale et qui sont, eux aussi, de potentiels chalands.

Inciter les gens à prendre les transports publics de manière «prohibitive» est «un argument irrecevable», poursuit-il. Selon lui, il faut trouver «un partenariat public-privé, afin d’aider les patrons à trouver une solution» pour que leurs employés puissent se garer. Le président de la SIC demande par ailleurs à la Municipalité de faire preuve de clémence, puisque «certaines professions ont des besoins particuliers» en matière de stationnement.

Dispositions particulières pour certains métiers

Selon Vincent Audemars, chef de la police administrative, «le projet de règlement prévoit la possibilité, pour les personnes dont l’usage du véhicule personnel est indispensable à l’exercice de leur activité, d’obtenir une autorisation spéciale de stationnement dans un ou plusieurs secteurs, au tarif de 270 francs par année». Les personnes concernées doivent faire une demande d’autorisation spéciale qui sera examinée par le service en vue d’une délivrance au 1er janvier 2019. Pour l’instant, «la liste n’est pas exhaustive», assure Vincent Audemars. Il peut s’agir de professions liées à la livraison de denrées alimentaires périssables, aux urgences médicales, à la permanence judiciaire, ou au journalisme. «Nous ne pouvons pas étendre cette disposition à tout le monde, indique-t-il. Toutefois, les personnes concernées qui en feront la demande auront l’autorisation de se parquer à proximité du centre-ville.»

Valérie Beauverd