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Ils font don de leur caisse de classe

6 juillet 2020 | Edition N°2752

Grandson - Une classe de 11e a décidé de donner le fruit de trois ans de récolte à des associations.

La 11VP2 a travaillé dur ces trois dernières années. Via les ventes de pâtisseries et la tenue de stands lors de plusieurs marchés de Noël, la classe a réussi à amasser une belle somme. De quoi, pensaient les élèves de la classe, s’offrir un fabuleux voyage de fin d’études. Mais le Covid-19 est passé par là, emportant tout espoir de réaliser l’escapade qui devait se dérouler le long du Léman, à bord de La Demoiselle.

Passé la nouvelle de l’annulation, une question demeurait toutefois: que faire de l’argent récolté? La classe de l’établissement primaire et secondaire de Grandson n’a pas hésité une seconde au moment de donner sa réponse. «Les élèves ont tout de suite proposé un don à une association, relève Nathalie Bretz, leur maîtresse de classe. Leur réaction si rapide m’a émerveillée.» Au total, ce sont quatre entités qui ont reçu 600 francs chacune. Dans une volonté d’aider des causes chères à l’ensemble de la classe, plusieurs organisations ont été choisies. Il s’agit de Pro Natura, d’Erminea, de Zoé4life et d’Enfants du désert.

Pas de regrets

Un geste qui était naturel pour les écoliers: «Plutôt que de ne rien faire de cet argent, on a voulu l’utiliser pour une bonne cause», explique en toute simplicité Laura Espada, qui espère que cet acte puisse servir d’exemple pour les prochaines années si le virus devait persister. Alors que de nombreux jeunes de la région ont pu recevoir une partie de l’argent récolté par la classe, les membres de la 11VP2 ne regrettent pas. «Si on avait reçu cet argent, on l’aurait dépensé sans se rappeler ce qu’il signifiait, estime Alexandre Hess. Avec cette action, on l’utilise dans un projet commun.»

La charité de la classe du collège Borné-Nau n’étonne pas Nathalie Bretz: «Certains élèves de cette classe se sont déjà engagés pour défendre des causes, note celle qui enseigne à Grandson depuis une quinzaine d’années. Personnellement, j’essaie de leur transmettre la valeur du partage et de les sensibiliser aux différences qui existent dans le monde.»

La générosité de la classe n’a cependant pas empêché les élèves de penser un peu à eux. «On a quand même gardé une partie de la caisse pour partager un repas tous ensemble», précise Alice Cantin. De quoi terminer sur une note positive une dernière année forcément plus triste que les précédentes.

Massimo Greco